Comment les enseignants s’engagent-ils dans les nouveaux dispositifs de pilotage ?
Files
Nejmi_4932-17-00_2021.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.64 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Depuis 2018, les établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont amenés à rédiger un plan de pilotage, converti ensuite en contrat d’objectifs. À travers l’implémentation de ces nouveaux modes de gouvernance, le système éducatif de la Belgique francophone se voit impacté par la doctrine de la Nouvelle Gestion Publique (NGP) ou New Public Management (NPM). Cette recherche s’intéresse à la perception des enseignants quant à ces nouveaux dispositifs de pilotage ainsi qu’à la perception des enseignants quant aux différentes formes et dimensions du pouvoir, individuel et collectif, dont ils disposent dans ce contexte. Pour ce faire, nous basons notre recherche sur l’étude de cas de deux établissements scolaires du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement. Pour mener à bien cette recherche, dans un premier temps, nous avons mobilisé différents cadres théoriques, tels que les principes de la NGP, les « modèles post-bureaucratiques » (Maroy, 2005, 2007, 2008), les différentes politiques d’accountability ou politiques de reddition de compte mais aussi l’analyse du pouvoir (Ingersoll, 2003, 2011) dont disposent les enseignants dans leur contexte professionnel. Ensuite, nous avons contextualisé notre recherche dans le cadre du système éducatif de la Belgique francophone. En effet, notre recherche s’inscrit au cœur de l’analyse du processus d’élaboration du plan de pilotage de deux établissements du réseau WBE. Enfin, au terme de la récolte, de l’analyse et de la mise en perspective de nos données avec notre cadre théorique, nous avons identifié plusieurs éléments de réponse quant aux perceptions des nouveaux dispositifs de pilotage et des formes du pouvoir qu’ont les enseignants au cours du processus d’élaboration du plan de pilotage. Dans la perspective d’une prochaine recherche, nous pensons qu’il serait judicieux d’élargir notre champ de recherche, sur ces questions de perceptions face aux nouveaux dispositifs de pilotage et du pouvoir des enseignants, à d’autres établissements. L’intérêt serait de varier les réseaux, d’augmenter le nombre d’acteurs au sein de l’échantillon mais aussi d’analyser en profondeur la mise en place du contrat d’objectifs par les établissements et ses effets sur les établissements.