L'association entre les relations sociales et le fonctionnement cognitif chez les adultes vieillissants
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- Ce mémoire s’inscrit dans le champ de recherches élargi des théories du réseau social ainsi que celui du vieillissement cognitif. Cette recherche examine l’association entre plusieurs indicateurs des relations sociales (i.e., solitude, soutien social, fréquence et satisfaction des contacts) et le fonctionnement cognitif (i.e., fonctions exécutives, mémoire épisodique et vitesse de traitement) afin de déterminer quels aspects des relations sociales jouent un rôle protecteur pour les performances cognitives des sujets vieillissants. Afin de répondre à notre question de recherche, quarante participants âgés de 50 ans et plus ne présentant pas de signes précoces de démence (score MMSE > 27) ont été soumis à une batterie de tests et de questionnaires (i.e., l’Échelle de solitude de l’Université de Laval et le Questionnaire sur la fréquence des contacts et la satisfaction quant au soutien social). Les résultats ont montré une corrélation significative entre la solitude et les fluences verbales ainsi qu’une intercorrélation entre les facteurs solitude, soutien social et fréquence des contacts, nous permettant de vérifier l’hypothèse selon laquelle un niveau de solitude faible, un niveau de soutien social élevé et une fréquence des contacts élevée seraient positivement associés aux performances cognitives des aînés. Ces résultats démontrent la prépondérance de la solitude sur la fréquence des contacts. Autrement dit, l’isolement social est considéré comme un facteur de risque pour la santé cognitive. Par ailleurs, notre étude fait également ressortir le lien entre la perception que les sujets ont de leur santé (santé subjective) et les indicateurs de performances cognitives (fluences verbales et la vitesse de traitement) ainsi qu’avec les variables médiatrices que sont les activités physiques et cognitives dont il a été établi par des études précédentes sur le vieillissement sain (Seeman et al., 2001) qu’elles sont un facteur protecteur des performances cognitives. Nous notons ici un possible effet médiateur de la variable éducation étant donné le niveau d’éducation généralement élevé de notre échantillon et le lien entre celui-ci et la participation à des activités physiques et cognitives protectrices pour la santé. En conclusion, notre étude tend à démontrer l’impact de la qualité des relations sociales dans leur dimension affective et émotionnelle, et en particulier du facteur solitude, sur la santé cognitive des sujets vieillissants. La réalisation de recherches approfondies autour de cette problématique permettrait aux professionnels de la santé d’être plus attentifs à l’environnement des adultes vieillissants et afin d’optimiser le rôle protecteur des relations sociales des aînés.