Quel est l’effet de la socialisation universitaire sur la pose de comportements altruistes chez les adultes ? Le cas de la FOPA
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- À notre entrée à la FOPA, nous avons observé des comportements très fréquents de partage, de collaboration et d’entraide entre étudiants. Partant de nos observations, et à la suite d’une revue de la littérature au travers d’auteurs tels que Bourdieu, Newcomb (1943), Guimond et al. (1989), Collard-Bovy et Galand (2003), Mauss (1924) ou encore Caillé (2003, 2007), nous avons souhaité savoir s’il existait un effet de la socialisation universitaire sur la pose de comportements altruistes chez les adultes. Pour mener cette recherche, nous avons réalisé une étude quantitative basée sur une enquête par questionnaire. Nous avons comparé les comportements altruistes d’étudiants de deux Masters à l’UCLouvain : le Master en Sciences de l’éducation et le Master en Sciences de gestion. Parmi les résultats marquants de notre recherche, nous notons que le domaine d’études a un impact significatif sur les comportements altruistes, mais perd sa significativité statistique en interaction avec l’année d’études. Ainsi, les différences de comportements ne seraient pas attribuables à la socialisation universitaire mais existaient probablement déjà avant l’entrée à l’université. De plus, les autorités épistémiques que nous avons évaluées ne semblent pas pouvoir expliquer les différences de comportements altruistes entre étudiants. Enfin, le nombre d’amis non-étudiants a un impact significatif, de petite ou moyenne taille, sur les comportements altruistes et conforte ainsi notre résultat selon lequel la socialisation universitaire n'explique pas les différences de comportements. Ce mémoire nous permet également de suggérer plusieurs perspectives de recherche. Au vu de nos résultats, il serait intéressant d’étudier les différents dispositifs pédagogiques mis en place par les Masters afin d’évaluer le rôle que jouent ces derniers sur la pose de comportements altruistes des étudiants. De plus, étendre notre étude à plusieurs niveaux d’études – tels que le secondaire, le bachelier et l’université – nous semble opportun à l’image de ce que Guimond et al. (1989) et Collard-Bovy et Galand (2003) ont réalisé. Cela permettrait de savoir précisément si ces différences de comportements sont imputables à l’hypothèse de la socialisation académique ou du recrutement sélectif.