Est-ce que la liberté de religion reconnue aux mineurs ouvre un droit à la radicalisation ?
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- Il va de soi que la liberté religieuse est un droit fondamental reconnu à chacun et ce, même à un enfant. De ce droit, découle d'autres libertés qui sont tout autant complexes les unes des autres. Ces libertés sont : le droit d'avoir des convictions ou non, la liberté d'expression, le droit de manifester ses convictions et le droit de changer de convictions. Néanmoins, pour le mineur, le droit de changer de conviction ne fait partie des libertés qui lui sont appliqués pour des raisons assez obscurs. Est-ce que l'on considère que le mineur n'a pas la capacité nécessaire ? Ne met-on pas la liberté de religion à mal le concernant ? Tant le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion que les libertés qui s'en suivent ont des limites. Celles-ci sont le respect de la loi, de l'ordre public et le prosélytisme abusif. Pour l'enfant, il y a une limite supplémentaire qui est le rôle de guide des parents. Il va plus loin que simplement guider. Les parents ont parfois même le droit d’imposer leur point de vue en matière religieuse. Bien évidemment, dans tout cela, l’état à un rôle à jouer pour garantir cette liberté religieuse. Il se doit d’être neutre et de respecter la vie privée des individus. Il est triste de constater que l’état tente d’enfreindre son rôle et de limiter la liberté religieuse sous couvert qu’il faille protéger la société des individus qui sont radicalisés car ceux-ci sont susceptibles de commettre des attentats.Plus particulièrement, les autorités visent principalement et essentiellement la religion islamique au regard des derniers évènements qui se sont produits. Est-ce à dire que seuls les musulmans se radicalisent et risquent de commettre des actes terroristes ? Ne confirme-t-on dès lors pas l’hypothèse que l’état fait un amalgame entre religion et acte terroriste et par après, demande que l’on stoppe les amalgames ? Il serait donc préférable de changer la notion de radicalisation de l'état pour en arriver à l'hypothèse que la radicalisation, tant qu'elle n'est pas violente, n'est pas interdite car ce n'est pas parce que nous sommes radicalisés que l'on va commettre des attentats. Par ailleurs, il faudrait s’attaquer au vrai problème qui se situe dans le fait que si autant de jeunes se radicalisent voir veulent partir en Syrie, c’est parce qu’ « ils pensent avoir un avenir meilleur»