Comment les professeurs du premier degré différencié intègrent-ils la créativité dans leurs cours et à quelles fins?
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Details
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- Abstract
- Au fil des ans, la créativité a perdu sen essence mystique pour devenir une faculté personnelle que tout le monde peut développer. Même si sa définition reste floue, un consensus moderne adopte de la présenter comme « la faculté de réaliser une production nouvelle et adaptée » (Lubart & Stenberg, 1999). Cette faculté est d’ailleurs reconnue depuis peu par les institutions politiques comme compétence essentielle du XXIème siècle. L’OCDE la cite dans sa politique d’enseignement. La Fédération Wallonie-Bruxelles l’inclut dans les compétences initiales à développer lors de la scolarisation depuis 2018. Comment développer cette compétence à l’école ? Lubart & al (2015) avancent que l’enseignant peut y contribuer, à travers sa posture créative et son enseignement de la créativité. Cependant, cela dépend également de l’apprenant, de l’environnement général et des objectifs normatifs. Comment cela se concrétise-t-il dans le contexte complexe du différencié marqué par le profil des élèves, la visée normative et la différenciation structurelle? Notre étude qualitative vise à explorer comment ces professeurs intègrent cette notion qui reste subjective dans leur pratique professionnelle. Quelle représentation en ont-ils ? Comment appréhendent-ils le contexte ? Quelle posture adoptent-ils ? Quelles stratégies utilisent –ils ? Autant de questions qui nous permettront d’identifier leurs manières de faire et les finalités suivies. Force est de constater que notre échantillon met rarement la créativité au programme sciemment, sauf dans des cours où elle intervient comme critère dans le jugement de productions créatrices. Cependant, elle est bien présente, grâce à la posture créative de l’enseignant et des stratégies inconscientes dans ses pratiques pédagogiques. Si le maître-mot des entretiens est l’adaptation, l’intelligence émotionnelle, l’humilité, l’affinité entre pairs et l’implication dans la vie scolaire sont également des ressources pour contrebalancer les contraintes budgétaires et spatio-temporelles. De plus, toute bonne volonté peut être soutenue ou freinée par la culture de l’établissement et les objectifs visés. La direction a donc un rôle majeur à jouer pour relever le défi de l’enseignement du XXIème de l’école inclusive aux profils d’apprenants encore plus variés dans la limite des directives et moyens institutionnels Ces résultats seraient à confirmer lors d’une enquête à grande échelle.