Double antiagrégation plaquettaire en prévention secondaire des Accidents vasculaires Cérébraux. Étude rétrospective à la Clinique d’Ottignies.
Files
Thiébaut_Quentin_68041400_2019-2020.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 908.33 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Les AVC Ischémiques mineurs et les AIT mènent dans un cas sur sept à un AVC Ischémique plus important. Habituellement, une thérapie par un antiagrégant plaquettaire, l’aspirine, est utilisée. Deux essais cliniques ont prouvé l’efficacité d’une nouvelle modalité de traitement, la double antiagrégation plaquettaire, associant de l’aspirine et du clopidogrel, visant à réduire le nombre de récidive à trois mois. Cependant, les études publiées antérieurement n’avaient pas trouvé de bénéfice concernant ce traitement. De plus, son utilisation augmentait le taux d’hémorragies. Il existe encore très peu de retours concernant l’efficacité que ce traitement a eu dans nos hôpitaux suite à ces publications. Notre étude vise à comparer rétrospectivement les résultats obtenus en clinique par ces deux modalités de traitement en termes de récidive. Parmi les 149 patients inclus, tous ont subi un AVCI mineur ou un AIT et ont été traités à la Clinique Saint-Pierre à Ottignies. Le groupe expérimental, composé de 80 participants, a reçu comme traitement une double antiagrégation plaquettaire composé d’aspirine et de clopidogrel. Le groupe contrôle, composé de 69 participants, a reçu comme traitement une simple antiagrégation plaquettaire par de l’aspirine. Nous avons comparé le taux de récidives en AVC à 90 jours ainsi que le taux d’hémorragies requérant une intervention clinique. Nos analyses ont montré un taux de récidive en AVC de 0% dans le groupe expérimental et de 1.45% dans le groupe contrôle (p = .463). Aucune hémorragie n’a été recensée dans chacun des groupes. Par conséquent, notre étude n’a pas montré de bénéfice lié à l’utilisation de la double antiagrégation plaquettaire comparé à la monothérapie par l’aspirine. Néanmoins, nos résultats montrent que son utilisation n’est pas liée à un risque d’hémorragie plus élevé.