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Traitement de la pneumopathie d’hypersensibilité : influence de la fibrose et de la lymphocytose du lavage broncho-alvéolaire

(2024)

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Sangwa_Marie-Zélie_96002100_2023-2024.pdf
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Introduction : La pneumopathie d’hypersensibilité (PHS) est une maladie pulmonaire interstitielle causée par une réaction d’hypersensibilité à des antigènes environnementaux inhalés. Les patients sont classés en phénotype fibrosant et non fibrosant en fonction de la présence de fibrose aux examens radiologiques et/ou histopathologiques. Les antigènes courants incluent les oiseaux, les moisissures et l’agriculture. Le diagnostic repose sur l’identification de l’antigène, les caractéristiques radiologiques et histopathologiques, ainsi que sur le pourcentage de lymphocytose au lavage broncho-alvéolaire. Les explorations fonctionnelles respiratoires sont essentielles pour évaluer la fonction respiratoire des patients. Le traitement comprend l’éviction de l’antigène et peut inclure des corticostéroïdes, des immunosuppresseurs et des antifibrosants, bien que des recommandations spécifiques fassent défaut. Objectif : Évaluer si le pourcentage de lymphocytose et la présence de fibrose au diagnostic peuvent prédire le devenir des patients sous traitement. Matériel et méthode : Analyse rétrospective des données, après exclusion, de 102 patients suivis et traités aux Cliniques universitaires de Saint-Luc entre novembre 2016 et avril 2022. Ce travail a été réalisé avec l’approbation du Comité d’Ethique et avec l’aide du support en Méthodologie et Calcul Statistique. Les variables étudiées étaient les données démographiques, le statut tabagique, l’exposition antigénique et le type d’antigène incriminé, la lymphocytose au diagnostic, la classification phénotypique, le traitement reçu, les explorations fonctionnelles respiratoires et le pronostic. Résultats : La cohorte inclut 102 patients (57% femmes, 44% hommes), avec 64% de PHS fibrosante et 36% de PHS non fibrosante. L'âge médian au diagnostic est de 67 ans, avec 45% d'ex-fumeurs/fumeurs actifs. La plupart des patients étaient exposés à un antigène (67%) et traités par corticoïdes (n=62), éviction antigénique (n=34), immunosuppresseurs (n=33) et antifibrosants (n=6). La lymphocytose moyenne au diagnostic est de 33%. L'âge > 65 ans, le tabagisme, la présence de fibrose et un pourcentage de lymphocytose inférieur à 34% sont associés à un déclin significatif de la fonction respiratoire. La lymphocytose est inversement proportionnelle au déclin (AUC = 0,78, Odds ratio = 0,016, p = 0,0179). Les patients avec un phénotype fibrosant ont tendance à présenter un déclin de la fonction respiratoire visible dès 6 mois. Nos résultats concordent avec la littérature et suggèrent que la lymphocytose et la fibrose peuvent prédire la progression de la PHS et guider les décisions thérapeutiques. Conclusion : La lymphocytose et la fibrose peuvent être des indicateurs intéressants afin de prédire la réponse thérapeutique des patients atteints de PHS. De plus, l’âge > 65 ans, le phénotype fibrosant, le tabagisme et un pourcentage < 34% de lymphocytose sont corrélés à un risque de déclin et de mauvais pronostic malgré la présence d’un traitement.