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Renard_32728600_2021.pdf
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- Alors que la cuisine est traditionnellement considérée comme une tâche féminine sur le plan domestique, le métier de Chef·fe de cuisine se révèle masculin. Dans une approche féministe, ce mémoire a pour objectif de répondre à la question relative aux incitants et aux obstacles rencontrés par les filles et les garçons, les femmes et les hommes, qui se lancent dans une carrière de Chef·fe de cuisine, possiblement étoilé·e. Ce travail s’articule autour de trois parties qui s’appuient sur le contexte historique et théorique - les lectures scientifiques - et sur le terrain - des entretiens avec 11 étudiant·e·s et professionnel·le·s du monde de la cuisine gastronomique à Bruxelles et en Wallonie. Les origines du métier de Chef·fe de cuisine et la construction d’une profession qui se décline toujours principalement au masculin sont abordées dans la première partie de ce mémoire. La deuxième partie expose la question de recherche et présente les acteur·rice·s qui ont contribué à ce travail grâce à des entretiens qualitatifs semi-directifs. Enfin, la dernière partie de cette recherche analyse ces entretiens dans une perspective de genre et rend compte du vécu des personnes interviewées en suivant une approche chronologique. Il en ressort notamment que les motivations des filles et des garçons pour se lancer dans des études de cuisine sont assez similaires mais que l’accès à l’école de cuisine et, plus tard, à la profession de Chef·fe reste imprégné de stéréotypes de genre. De plus, trouver un équilibre entre travail et vie privée/familiale s’avère un défi pour celles·ceux qui embrassent une carrière de Chef·fe de cuisine. Cette étude esquisse alors des pistes de réflexion pour de futures recherches, notamment relatives à la déconstruction des stéréotypes de genre dans la haute gastronomie.