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Neuropsychologie de la douleur : influence de la nociception sur la perception spatiale

(2015)

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Afin de pouvoir protéger le corps et répondre de manière appropriée à une menace potentielle, il est essentiel de pouvoir localiser les stimulations nociceptives sur la surface du corps (somatotopique) mais aussi dans l’espace qui l’entoure (spatiotopique). Le cadre de référence péripersonnel permet la localisation des stimuli somatosensoriels sur la surface du corps et leur localisation dans l’espace extérieur proche du corps. De nombreuses études ont déjà analysé ce cadre de référence en rapport avec des stimuli tactiles. Cependant, encore peu de recherches ont étudié de la même manière les stimuli nociceptifs, ou le lien crossmodale entre la vision et la nociception. Dans ce mémoire, une tâche de jugement d’ordre temporel (TOJ) a été réalisée afin d’investiguer si les stimuli nociceptifs affectent la perception de l’espace extérieur, plus spécialement péripersonnel. Pour ce faire, il a été demandé à des participants sains de juger l’ordre d’apparition de deux stimulations visuelles apparaissant dans l’espace proche (péripersonnel) ou lointain (extrapersonnel). Chaque paire de stimuli visuels était précédée de stimulations nociceptives appliquées sur les mains, de manière unilatérale ou bilatérale. Notre hypothèse a ainsi pu être confirmée : les stimulations nociceptives unilatérales ont biaisé la perception des stimuli visuels vers le côté de l’espace du membre stimulé. De plus, cet effet était d’autant plus important que la stimulation visuelle se produisait proche des mains, dans l’espace péripersonnel. Ces résultats suggèrent donc que la nociception affecte la perception de l’espace extérieur et que l’intégration multimodale du cadre de référence péripersonnel permet de faire de celui-ci un système défensif, une marge de sécurité autour du corps, alertant l’organisme des menaces potentielles.