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Sur l'intraduisibilité : de la violence de la traduction à une nouvelle compréhension de la traduction

(2023)

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Ce mémoire expliquera la violence de la traduction et explorera une nouvelle compréhension derridienne de la traduction comme forme d'expression linguistique à travers l’étude du concept d’intraduisibilité dans « Des tours de Babel » et L’Oreille de l’autre de Derrida, « La tâche du traducteur » de Benjamin et la discussion traductionnelle existante. En générale, la traduction est le transfert de signification entre au moins deux langues. Cette compréhension générale présuppose la compréhension traditionnelle de la langue selon laquelle le sens précède le mot, qui a ensuite été rejetée par le soi-disant tournant linguistique. Héritier de Saussure, Derrida critique la compréhension traditionnelle du langage et soutient qu’il y a toujours « l’archi-trace » dans le langage. Il n'y a pas de signification de présence pure, qui précède le langage dès lors. La signification d’un mot est multiple et ainsi indécidable. Si l’on essaie de fixer la signification d’un mot, c’est une violence, ce que Derrida appelle l’« archi-violence ». Pour traduire, il faut fixer la signification d'un mot dans la langue originale, puis trouver le mot d'équivalence dans une autre langue, ce en fait privilégie le rapport univoque au détriment de la plurivocité. Donc, il y a toujours déjà la violence dans la traduction. L’indécidabilité de la signification devient l’intraduisibilité, ce qui rend la traduction (presque) impossible. Cependant, la traduction est nécessaire et donc elle doit être possible. Puisque la compréhension générale de la traduction est problème, il faut ainsi repenser ce qu'est la traduction, entre sa possibilité et impossibilité.