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Quelles sont les perspectives à envisager pour la prise en charge de mineurs délinquants souffrant de troubles mentaux ? Analyse approfondie des unités de traitement intensif

(2018)

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L’adolescence est l’âge du « tout est possible » . Du temps de l’insouciance, durant lequel les jeunes expérimentent. Ces expériences les déçoivent ou les comblent, ils en tireront des leçons et des apprentissages qui leur donneront l’envie de les réitérer ou pas. Néanmoins, en quête d’identité, certains seront amenés à prendre des risques immodérés, à s’adonner à des abus en tout genre, à transgresser les lois, ou encore à adopter des conduites excessives. Pris à mal, poussés par leur impulsivité, ils peuvent rapidement passer à l’acte. De tels comportements, peuvent les conduire devant le monde de la justice et de la santé mentale. Mais quelle réponse ou quelle aide peuvent-il réellement leur apporter ? La société a toujours voué une attention particulière à la délinquance juvénile. Cet intérêt s’explique essentiellement par la crainte que « les jeunes délinquants d’aujourd’hui ne deviennent les adultes malfaiteurs de demain » . Si la délinquance juvénile constitue très tôt, dès la fin du 19e siècle, un centre d’intérêt privilégié du politique. La justice des mineurs et, plus largement, l’ensemble des processus de réaction institutionnelle à l’égard des mineurs délinquants souffrant de troubles mentaux est, par contre, l’objet d’une préoccupation plus récente datant grosso modo des années 90. Force de constater que le système ne parvient pas à répondre aux besoins de ce public. Soucieux de réfléchir à une prise en charge spécialisée aux mineurs délinquants atteints de troubles mentaux, le monde de la justice, du politique et de la santé mentale ont décidé de s’associer. Doublement stigmatisés par la société : « malades mentaux et délinquants », ces adolescents, nécessitent un traitement alliant l’éducatif et l’aide thérapeutique. Il faut d’une part qu’ils prennent conscience de leurs actions, et d’autre part les aider à déceler les origines de leurs maux, de leurs souffrances psychologiques. Lorsque la manifestation des troubles atteint une ampleur importante, un point d’arrêt peut s’avérer nécessaire via des soins dans des services hospitaliers. C’est dans ce contexte que sont notamment apparues les unités de traitement intensif, services médico-légaux de psychiatrique infanto-juvénile.