Développement et validation d'un nouvel outil de mesure de la connaissance de soi "Traitons-nous mieux la connaissance de soi que celle d'un proche ?"
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- La connaissance de soi, essentiellement apprise via l’introspection et les interactions sociales, fait référence à l’ensemble des croyances acquises par l’individu sur l’ensemble de son identité au cours de son parcours de vie. Celle-ci lui permet donc de se représenter son individualité ainsi que de comprendre et d’anticiper ses cognitions, émotions et comportements passés, présents et futurs. Toutefois, l’identité étant multidimensionnelle, la connaissance de soi a été étudiée et mesurée sous de nombreuses formes et aucun consensus n’a été atteint sur une mesure intégrative et objective de la connaissance de soi. Afin d’y palier, cette recherche a eu pour intérêt de développer une batterie de tests informatisée, intitulée « Battery Of Other- and Self-Knowledge (BOSK) », et de la valider sur une population saine et estudiantine. Conçue donc pour évaluer les capacités de tout un chacun à encoder, stocker et récupérer en mémoire l’ensemble des croyances dont il dispose à propos de son identité, cette batterie de tests compare les performances des participants en termes de connaissance de soi avec celles dont ils disposent en matière de connaissance d’autrui, en particulier d’un proche désigné. Par conséquent, « Traitons-nous mieux la connaissance de soi que celle d’un proche ? ». A cette question, la réponse varie selon la mesure utilisée. En effet, les résultats ont démontré de meilleures performances pour le soi dans le cadre de la mémoire de source « amorcée », de l’imagination épisodique des caractéristiques phénoménologiques de l’ordre du vécu et de l’affect et enfin, de la description des multiples aspects de soi. A l’inverse, de meilleures performances pour le proche ont été relevées dans le cadre de la mémoire de source « standard » et de la mémoire de reconnaissance. Toutefois, aucune différence individuelle significative n’a été décelée dans le cadre de la fluence sémantique. De plus, une réduction des différences individuelles de performance en termes de connaissance de soi sémantique et épisodique ont été prédites à mesure que le degré de proximité et de connaissance mutuelle s’accroît. Par conséquent, cette étude a permis de nuancer le postulat dominant selon lequel les stimuli relatifs au soi, en comparaison avec ceux associés à autrui, seraient inéluctablement plus élaborés et organisés au point de disposer d’un avantage constant appelé l’effet d’auto-référence. Ce mémoire empirique rapporte donc la première validation de cette batterie de tests.