La batterie d’évaluation de la capacité financière (AFiQ) : évaluation d’un groupe de patients âgés atteints de troubles cognitifs et d’un groupe de sujets contrôles.
Files
Morieri_32971800_2022.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 20.66 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Dans le cadre de ce mémoire en psychologie à finalité spécialisée en neuropsychologie, réalisé à la suite des travaux de Pauline Meys (2011), Claire Delangle (2013) et Maud De Wind (2016), la capacité financière (CF) a été étudiée au sein de deux groupes : l’un avec un vieillissement normal et l’autre avec une maladie neurodégénérative. La CF est définie comme une construction médico-légale qui décrit l’aptitude d’une personne à gérer ses biens et ses finances de manière indépendante conformément à son propre intérêt et à ses valeurs personnelles (Marson & Hebert, 2008 ; Widera et al., 2011 et Marson, 2013). Selon Avondino (2017), l’anosognosie dans les maladies neurodégénératives est un concept hétérogène qui peut être impacté différemment dans les activités de la vie quotidienne. De fait, des études récentes s’intéressent de plus en plus à la conscience des déficits de la CF ainsi qu’aux liens entre l’évaluation objective et subjective (Gerstenecker et al., 2019). En ce qui concerne la méthodologie, la CF a été évaluée à l’aide de la batterie d’évaluation des Activités Financières Quotidiennes (AFiQ) et la conscience du déficit de la CF grâce à la Fiche d’Information Comptable et Financière (FICF), créées par Meys (2011). Les résultats principaux ont démontré que la batterie AFiQ possède une bonne discrimination entre les sujets contrôles et les patients, ce qui met en évidence sa valeur diagnostique. Concernant la conscience des déficits de la CF, nous avons observé qu’il existe des différences significatives entre les deux groupes : plus de difficultés sont repérées chez les patients que chez les contrôles. Au sein du groupe expérimental, nous observons, d’une part, que les hétéro-évaluations des proches montrent plus de difficultés que les auto-évaluations des patients et, d’autre part, que les hétéro-évaluations sont plus fortement en corrélation avec l’évaluation objective. Ces résultats montrent l’importance d’obtenir une hétéro-évaluation d’un proche fiable. Enfin, nous avons également observé que les auto-évaluations des patients prédisent partiellement les performances à l’évaluation objective tandis que les hétéro-évaluations montrent une meilleure prédiction des performances au test chiffré. Les recherches futures devraient poursuivre l’augmentation de la taille de l’échantillon en veillant à inclure des patients atteints de maladies neurodégénératives en les catégorisant en différents sous-groupes diagnostiques.