Analyse du positionnement des radios face au développement du streaming musical
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- Ce mémoire débute par une revue de la littérature existante sur les liens qui existent entre le marché de la musique enregistrée et le marché de la radiodiffusion. Cette revue a permis de mettre en évidence les dépendances mutuelles qui existent entre les radios et les maisons de disques. Sur base de cette revue et des bouleversements engendrés par le développement du streaming musical sur le marché musical, nous nous sommes posés la question suivante : ce nouveau service va-t-il progressivement remplacer les radios traditionnelles ? En parallèle, une revue historique du marché musical nous a permis de constater que, en prenant la relève sur les téléchargements légaux, le streaming est porteur de croissance et permet au marché de "guérir" des 15 ans de crise qu'il a connu. Dans la deuxième partie de ce mémoire, nous avons émis l’hypothèse que, lorsque les téléchargements représentaient près de 70% des revenus de l’industrie, les radios se basaient sur ceux-ci pour établir leur programmation. Etant donné que ce mémoire a pour but d’analyser le positionnement des radios face au développement du streaming, nous avons adapté cette hypothèse au très plausible scénario dans lequel le streaming se développerait au point de représenter une part tout aussi importante des revenus du marché que les téléchargements à l’époque. Pour éclaircir ce lien futur entre radio et streaming musical, la troisième partie consiste en une analyse qualitative conduite auprès de deux experts travaillant à la VRT, un groupe de radios belges. Nous en avons conclu deux points essentiels sur lesquels le service fourni par les radios se distingue de celui des plateformes streaming : la spécification du contenu musical, qui permet à une radio de se spécialiser dans la diffusion d’un genre de musique en particulier, et le développement d’une communauté d’auditeurs à laquelle ces derniers peuvent s’identifier. Ces deux possibilités permettent aux radios d’offrir un service différent des services streaming, et donc de réduire l’impact du développement de ce nouveau mode de consommation musical sur leurs audiences. De ces entretiens est également ressorti que les radios doivent varier les indicateurs de diffusion et ne pas se limiter aux classements de popularité officiels, qui ressembleront progressivement aux classements streaming.