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Évaluation comparative des combinaisons œstroprogestatives éthinylestradiol/drospirénone et estétrol/drospirénone sur la métamorphose du poisson-zèbre (Danio rerio) et mise au point méthodologique de l’histologie des follicules thyroïdiens

(2023)

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Une évaluation comparative des combinaisons oestro-progestatives éthinylestradiol/drospirénone et estétrol/drospirénone sur la métamorphose du poisson-zèbre (Danio rerio) a été conduite. Cette étude a pour but d’évaluer si la combinaison estétrol/drospirénone se révèle moins nocive que la combinaison éthinylestradiol/drospirénone. De fait, le 17α-éthinylestradiol (EE2), œstrogène largement utilisé dans les pilules contraceptives est retrouvé au sein de l’environnement, notamment dans les effluents suite à son excrétion via les fèces et l’urine des consommatrices. De nombreuses études ont démontré que cet œstrogène a un effet néfaste sur les poissons. Afin de répondre à cette problématique environnementale, la société Mithra Pharmaceuticals a développé une pilule contraceptive contenant l’œstrogène naturel estétrol (E4) et le progestatif synthétique drospirénone (DRSP). Ainsi, différentes concentrations des combinaisons EE2/DRSP et E4/DRSP ont été évaluées sur la métamorphose du poisson-zèbre (Danio rerio). Les larves ont été soumises chroniquement à ces traitements de 3 days-post-fertilization (dpf) à 30 dpf. La métamorphose du stade larvaire au stade juvénile est intéressante à étudier car ces stades sont plus sensibles à l’exposition d’œstrogènes. La métamorphose a été évaluée en quantifiant les traits externes et l’expression des gènes de l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien (HPT) à 3 temps, soit à 14 dpf (pré-métamorphose), à 22 dpf (métamorphose) et à 30 dpf (post-métamorphose). Ajouté à cela, la mise au point de l’histologie des follicules thyroïdiens a été réalisée. De fait, cela permet plusieurs mesures intéressantes, notamment la hauteur des thyrocytes afin d’évaluer l’effet de perturbateurs endocriniens (PE) sur la métamorphose. Nos résultats ne démontrent aucune différence significative entre les différentes concentrations en EE2/DRSP et E4/DRSP par rapport au contrôle. Cela suggère qu’aucun traitement n’affecte la métamorphose du poisson-zèbre et que les larves issues de tous les traitements suivent un développement normal. Cependant, les doses utilisées semblent trop faibles pour affecter la métamorphose. De plus, une durée d’expérimentation et/ou des prises de mesures s’étendant durant la totalité du stade juvénile, c’est-à-dire jusqu’à 45 dpf permettrait de démontrer des perturbations de la métamorphose pouvant survenir après 30 dpf, ceci pouvant être le résultat d’une altération antérieur de l’axe HPT. Il est donc prématuré d’avancer avec certitude qu’aucune des combinaisons oestro-progestatives n’a d’effet sur la métamorphose. Ainsi, les résultats des traits externes, les résultats de l’expression des gènes, la mise au point histologique des follicules thyroïdiens, de même que les suggestions de futures mesures et d’amélioration des expérimentations, permettent une ouverture à la recherche quant à l’effet de ces PE sur la métamorphose des téléostéens.