Quelle est la place des anticorps monoclonaux dans la prévention des maladies infectieuses ? L'exemple de la bronchiolite.
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- Avant-propos Les maladies infectieuses représentent un défi majeur de santé publique, comme en témoigne la bronchiolite, principale cause d’hospitalisation chez les nourrissons, souvent induite par le virus respiratoire syncytial (VRS). En l’absence de stratégies préventives efficaces, la nécessité de développer de nouvelles approches de prévention se fait de plus en plus pressante. C’est dans ce contexte que les anticorps monoclonaux émergent comme une solution prometteuse. Objectifs Ce mémoire vise à évaluer la place des anticorps monoclonaux dans la prévention des maladies infectieuses, en se focalisant sur la bronchiolite. Matériel et méthodes Après avoir abordé les enjeux liés à cette pathologie et la nécessité d’une prophylaxie, nous explorerons les mécanismes d’action des anticorps monoclonaux et analyserons leur application dans la prévention du VRS. Des sources de données, tant primaires que secondaires, seront utilisées pour répondre à cette problématique. Résultats et discussion Le palivizumab est efficace pour prévenir les infections graves à VRS, mais son coût élevé et la nécessité de multiples injections mensuelles en limitent l’usage aux nourrissons les plus vulnérables. Le nirsevimab, quant à lui, présente l’avantage d’une demi-vie prolongée, d’une efficacité améliorée et d’un profil de tolérance favorable. Ces caractéristiques en font une solution plus adaptée à une large population de nourrissons. Toutefois, de nombreuses questions émergent quant à la place de cette stratégie préventive face à la récente approbation d’un vaccin maternel, qui confère une protection passive aux nouveau-nés. Conclusion L’introduction du nirsevimab constitue un progrès important dans la prophylaxie des infections à VRS. L’exemple de la bronchiolite montre que les anticorps monoclonaux enrichissent l’arsenal disponible pour lutter contre les infections.