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Les liens entre les déficits de mentalisation et les troubles délirants dans la psychose : une revue systématique de la littérature

(2014)

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Quittant les sentiers battus de l’approche catégorielle de la nosologie psychiatrique, la tendance d’une vision dimensionnelle de la psychose se renforce dans le domaine de la santé mentale. La littérature documente par ailleurs très largement des troubles de la mentalisation (la capacité de décoder et d’inférer les états mentaux d’autrui) chez les schizophrènes ainsi que dans d’autres désordres psychotiques. Ce mémoire traite ainsi du délire, une des dimensions cardinales de la pathologie psychotique. L’hypothèse de recherche testée ici est que la sévérité des troubles délirants est corrélée à l’altération des capacités de mentalisation chez les sujets psychotiques, et ceci de manière transdiagnostique, donc quelle que soit la catégorie nosographique concernée. La méthodologie qui a été utilisée est celle d’une revue systématique de la littérature publiée sur le sujet dans les 15 dernières années. Quatre-vingts articles ont été analysés, dont deux-cent-six points d’observation ont été extraits. Les données ont bien montré une altération dissociée des capacités de mentalisation, les schizophrènes et les autres sujets psychotiques scorant le plus souvent significativement moins bien que les contrôles alors que c’est l’inverse pour les sujets non-psychotiques. Cependant, l’analyse n’a pas permis de confirmer l’hypothèse d’une corrélation spécifique entre ces altérations et la sévérité des délires. Elle a toutefois mis à jour l’existence de corrélations entre ceux-ci et les 3 domaines symptomatiques de la psychose : les symptômes désorganisés et négatifs, et dans une moindre mesure, les symptômes positifs. Ceci met en lumière la complexité des liens investigués, et laisse présumer que chaque type de symptôme contribue aux troubles de mentalisation de manière distincte. Les limitations de cette revue, ainsi que des pistes pour de futures recherches sont discutées.