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Dans quelle mesure les performances d’inhibition spécifique à la lecture sont-elles liées au niveau de lecture chez des enfants tout-venant ?

(2021)

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Les fonctions exécutives, et plus particulièrement l’inhibition, semblent jouer un rôle considérable dans l’apprentissage de la lecture. Elles pourraient être à l’origine des difficultés de lecture présentes chez certains enfants. Vu le manque de consensus quant à l’organisation de l’inhibition, certaines études ont investigué l’inhibition comme un concept unitaire tandis que d’autres ont distingué l’inhibition cognitive de l’inhibition comportementale. Une étude récente a suggéré que l’inhibition spécifique à la lecture qui n’avait encore jamais été investiguée, serait altérée chez des enfants dyslexiques et permettrait d’expliquer leurs erreurs de devinement. L’objectif de ce mémoire est donc double : premièrement, démontrer que l’inhibition est impliquée dans l’efficacité du décodage et deuxièmement, tenter de comprendre dans quelle mesure l’inhibition spécifique à la lecture est liée au niveau de lecture de mots, en comparaison avec l’inhibition cognitive et comportementale. Septante-neuf enfants tout-venant de 3ème primaire d’une moyenne d’âge de 8 ans ont participé à cette étude. Sur base de leurs performances en lecture de mots et de pseudo-mots, les 25 plus faibles ont constitué le groupe de faibles lecteurs tandis que les 25 plus forts ont été répartis dans le groupe de bons lecteurs. L’échantillon final était donc composé de 50 participants. Ces deux groupes ont ensuite été comparés sur base de différents types d’inhibition. L’inhibition spécifique à la lecture a été mesurée à l’aide de deux tâches. Tout d’abord, par une tâche de lecture de mots dans laquelle deux voisins orthographiques étaient séparés par un ou plusieurs mots. Ensuite, par une tâche de lecture de phrases consistant à remplacer un mot attendu par un voisin orthographique. L’inhibition cognitive verbale a été mesurée par une tâche de RAN et par une variante de la tâche de Hayling tandis que la tâche de Simon a permis de mesurer l’inhibition comportementale motrice. Après avoir réalisé une ANOVA pour mesures répétées, les résultats ont indiqué que les faibles lecteurs sont plus sensibles à l’effet d’inhibition tant pour la lecture de mots que de phrases. Les moins bonnes capacités de ce groupe en inhibition en lecture se sont manifestées par un temps de latence allongé en lecture de mots fréquents et par un plus grand nombre d’erreurs de devinement en lecture de mots et de phrases. Un faible niveau d’inhibition spécifique à la lecture permettrait donc d’expliquer les erreurs de devinement en lecture. En revanche, ces derniers ne présentaient pas de difficulté en inhibition cognitive et l’inhibition comportementale n’a quant à elle pas permis de tirer de conclusion suite à un manque de sensibilité au niveau de la tâche. Ce travail a donc permis de démontrer l’intérêt d’intégrer l’inhibition impliquée dans une tâche de lecture tant dans la recherche que dans la pratique clinique.