Analyse de la prise en charge des anévrismes rompus intracrâniens aux Cliniques Universitaires Saint-Luc sur une période de 20 ans
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Leclercq_Kévin_08531600_2018-2019.pdf
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- Objectifs : Analyser la prise en charge des anévrismes intracrâniens rompus au sein de notre département de Neurochirurgie, en comparaison avec la littérature. Deux traitements ont été utilisés : le traitement endovasculaire et le traitement chirurgical. Ceci se fait principalement par l’étude du taux d’occlusion entre les deux traitements, le taux de resaignement et de réintervention, l’évolution clinique des patients et du taux de mortalité. Nous reportons les résultats sur une période s’étalant sur 20 années de prise en charge. Méthodes : Etude rétrospective de 488 patients ayant eu un anévrisme rompu entre 1996 et 2015, pris en charge aux Cliniques Universitaires St-Luc. Séparation en trois groupes : 279 patients ont eu un traitement endovasculaire, 172 un traitement chirurgical et pour 37 d’entre eux une abstention thérapeutique. Laissant au total, 451 patients disponibles pour le suivis post-traitement. Comparaison avec trois grandes études de la littérature : ISAT1 une étude réalisée via un essai contrôlé randomisé multicentrique, ESTRIA2 une étude prospective multicentrique et BRAT3 une étude en intention de traiter. Résultats : Le taux de resaignement est faible, avec 2 (1.2%) patients dans le groupe chirurgical contre 6 (2.2%) dans le groupe endovasculaire. A 2 ans, nous retrouvons un taux d’occlusion supérieur dans le groupe chirurgical (92.1%) par rapport au groupe endovasculaire (75.0%), (OR : 3,9. 95% CI : 1,891 à 8,042, p<0.0001). Nous n’observons pas de réintervention dans le groupe chirurgical à l’inverse 5 patients (2.6%) ont subis une réintervention dans le groupe endovasculaire. (p=0.02) Le taux de reperméabilisation à 1 an, est supérieur dans le groupe endovasculaire (7.3%) par rapport au traitement chirurgical (0.6%) (OR : 12,496. 95% CI : 1,657 à 94,211, p=0.0001). A 5ans, on observe une reperméabilisation pour 3 patients dans le groupe endovasculaire, pas de reperméabilisation dans le groupe chirurgical. (p=0.004). A 6 ans, le taux de réintervention est moindre pour le groupe chirurgical (1.2%) que ce que l’on observe dans le groupe endovasculaire (7.3%) (p=0.035). A la sortie, 82 patients sont dépendants ou morts (mRS >2) dans le groupe endovasculaire (29.5%) contre 60 dans le groupe chirurgical (35.1%), sans différence significative (p=0.22). Après 9 ans, on observe un taux d’occlusion toujours supérieur pour le groupe chirurgical (90.0% contre 83.3%). Conclusion : Nous constatons en concordance avec la littérature, que le traitement chirurgical est associé à un faible taux de resaignement anévrismale et offre un meilleur taux d’occlusion observé à court terme, il est également associé à un moindre taux de reperméabilisation anévrismale. A long terme, la tendance est similaire en faveur du traitement chirurgical.