Quels sont les apports de la psychanalyse lacanienne sur la compréhension clinique du lien à l’Autre chez l’enfant autiste à travers son rapport au corps et au langage?
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- Les enseignements Jacques Lacan, à travers son approche structurale, sont source de nombreuses réflexions concernant l’autisme. Des auteurs tels que Robert et Rosine Lefort, Jean-Claude Maleval, Éric Laurent et bien d’autres tentent d’approfondir toujours plus la compréhension des processus psychiques qui se jouent dans une structure autistique. Dans ce mémoire, les particularités de la relation à l’Autre qu’entretiennent les enfants autistes sont étudiées, et mises en lien avec les rapports au corps et au langage. Afin de témoigner de la diversité des positions autistiques possibles, quelques cas cliniques permettent d’illustrer les développements théoriques. L’autiste, dans un défaut symbolique de conscientisation de soi et de l’Autre, vit pleinement dans le Réel. Le manque y étant impossible, le langage n’a pas sa place pour le combler. Dès lors, la jouissance ne se retrouve pas réguler et explose. Le sujet s’efforce de la renvoyer là où il peut, produisant un investissement démesuré des objets sur laquelle la jouissance fait retour. Grâce à des procédés telle que la clinique du circuit, l’espace est rendu possible. Et là où il y a de l’espace, il y a un manque à remplir. Le manque est la porte d’entrée au Symbolique, nécessaire à la création d’un lien à l’Autre.