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Afin de limiter les admissions aux soins intensifs, faut-il former le personnel des unités de soins aux signes d’alerte de détérioration d’un patient ou mettre en place des équipes d'intervention rapide ?

(2021)

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Ce travail intervient à l’heure où l’on observe une hausse constante du nombre de séjours à l’hôpital et où l’on doit faire face à une situation de crise sanitaire. Cette dernière augmente d’autant plus la pression dans les hôpitaux et particulièrement sur la disponibilité des lits des services de soins intensifs. Ainsi, ce contexte nous a incité à nous interroger sur les stratégies d’optimisation des admissions dans les unités de soins intensifs en évaluant la pertinence d’investir soit dans la formation du personnel à la détection des signes de détérioration d’un patient, soit dans la création d’équipes d’intervention rapide en vue de diminuer les admissions. Concrètement, nous avons d’une part, par le biais de questionnaires, récolté l’opinion d’infirmiers et médecins d’unités d’hospitalisation et des soins intensifs, ainsi qu’organisé des entretiens semi-directifs avec des directeurs infirmiers et médicaux. D’autre part, nous avons fait une analyse stratégique et financière des options évoquées. Au terme de l’enquête, il apparaît plus opportun de privilégier la première option, la formation aux signes d’alerte précoce de détérioration d’un patient sachant que cet élément constitue également un préalable en cas de mise en place d’équipes d’intervention rapide.