Comment se formulent les différentes justifications permettant à la société belge de gérer son héritage colonial à travers l'odonymie et la statuaire dans l'espace public?
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HECQUETFabienne_31809400_2024.pdf
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- Ce mémoire traite de la présence des représentations symboliques de l'époque coloniale belge au sein de l'espace public. Nons nous focalisons sur l'odonymie et la statuaire. Ce thème est controversé dans la société contemporaine belge car chaque individu a des relations et/ou des attachements différents avec l'héritage colonial belge présent dans l'espace public. Ce mémoire aborde le thème par la question de recherche suivante : comment se formulent les différentes justifications permettant à la société belge de gérer son héritage colonial à travers l'odonymie et la statuaire dans l'espace public? Pour répondre à cette question, nous émettons deux hypothèses. La première touche aux éléments à haute portée symbolique et politique. Au vu de la sensibilité et de l'ampleur du débat, nous formulons une seconde hypothèsee qui cherche à comprendre comment les protagonistes tentent d'accroître l'adhésion à une relecture des symboles coloniaux. Dès lors, notre deuxième hypothèse consiste à lier les demandes de décolonisation de l'espace public avec les justifications portant sur l'enseignement. Notre recherche s'appuie sur des données de seconde main. Pour analyser les différents arguments, nous mobilisons le cadre théorique proposé par L. Boltanski et L. Thévénot dans l'ouvrage "De la justification. Les économies de la grandeur" (1991). Nos résultats portent sur deux éléments centraux : -La nécessité d'un triple déplacement afin de permettre une contextualisation des éléments symboliques dans l'espace public. -La mise en évidence du lien entre l'espace public et l'espace scolaire au sujet de notre thématique.