Vreemdetaalbeheersing door Belgische politici : vergelijkend onderzoek naar het Nederlands van Belgisch-Franstalige politici en naar het Frans van Belgisch-Nederlandstalige politici
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- Dans notre société, la connaissance des langues étrangères n’est pas seulement une carte maîtresse, mais une nécessité. En Belgique, pays multilingue aux trois langues nationales officielles, le citoyen se doit de maîtriser les trois idiomes nationaux. Mais qu’en est-il de nos représentants politiques ? Nous attendons d’eux qu’ils maîtrisent à tout le moins les deux langues les plus couramment utilisées dans notre pays, à savoir le français et le néerlandais. Est-ce vraiment le cas ? Selon certains préjugés, les néerlandophones auraient en général une bonne connaissance du français ; les francophones feraient quant à eux peu d’efforts pour apprendre le néerlandais. Le niveau de langue de nos politiciens confirme-t-il ces a priori ? Ce mémoire ambitionne de dresser un état des lieux des connaissances langagières de nos actuels ministres fédéraux. Plus précisément, le niveau de néerlandais des politiciens belges francophones et le niveau de français des politiciens belges néerlandophones ont fait l’objet de cette recherche. Des prestations non préparées dans la langue cible de neuf politiciens flamands et dix politiciens wallons ont été choisies. Le matériel de recherche, constitué de vidéos provenant des deux chaines principales flamandes (VRT et VTM) et des deux chaines principales wallonnes (RTBF et RTL-TVI) a été analysé sur base de critères lexicaux, morphologiques, syntaxiques et de prononciation. Premièrement, le niveau de langue général des deux groupes a pu être observé. Une comparaison des niveaux de langue des politiciens flamands et wallons a fait l’objet d’une seconde question de recherche. La première partie de ce mémoire est consacrée à une description théorique des phénomènes linguistiques entrant en considération dans la procédure d’analyse. L’acquisition d’une seconde langue et le terme linguistique interlangue occupent une place prépondérante dans ce chapitre. Les facteurs d’influence dans l’apprentissage d’une langue, tels que les facteurs contrastifs et universels, ou encore le transfert, sont également présentés. Enfin, le cadre de recherche est délimité par l’introduction des problèmes courants en néerlandais chez les francophones et en français chez les néerlandophones. La seconde partie énonce la manière dont cette recherche a été menée. À l’aide de transcriptions des vidéos, chaque critère a été scrupuleusement analysé, et ce pour chaque politicien. Les résultats, ainsi que les conclusions qui en ressortent, clôturent ce mémoire. Pour ce qui est des fautes lexicales, elles sont en général peu présentes chez les deux groupes. Ensuite, une différence significative est à souligner sur le plan de la prononciation. Alors que les politiciens néerlandophones rencontrent peu de problèmes de prononciation en français, les politiciens francophones font relativement plus de fautes. L’assimilation et la prononciation du h sont un problème récurrent chez les francophones. Au niveau du système de genre, le français exerce une influence négative sur le néerlandais des politiciens francophones car le genre neutre n’existe pas en français. De la même manière, l’ordre syntaxique dans la phrase subordonnée propre au néerlandais (SOV) est fréquemment incorrect chez les francophones. Il convient de souligner que les politiciens flamands pris en compte dans cette recherche disposent tous, sans exception, d’une connaissance étendue du français. Certains politiciens wallons, tels que Willy Borsus, Daniel Bacquelaine, Marie Christine Marghem ou François Bellot, font preuve, quant à eux, de connaissances nulles ou moindres en néerlandais.