Comment les personnes polyamoureuses parviennent-elles à construire leur identité sociale et personnelle dans une société majoritairement monogame ?
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- Différent du libertinage ou de la polygamie, le polyamour permet aux individus de vivre de manière éthique, honnête et respectueuse plusieurs relations amoureuses simultanément. Cette manière de vivre les relations est, à l’heure actuelle, encore mal connue et reconnue. De fait, dans une société où la monogamie et l’exclusivité relationnelle et sexuelle constituent des normes bien ancrées, les préjugés et actes de discrimination sont susceptibles de pointer toute personne s’écartant du schéma traditionnel du couple. Ainsi, au vu du contexte social et historique dans lequel nous vivons, ce mémoire s’est penché sur la question suivante : comment les personnes polyamoureuses parviennent-elles à construire leur identité sociale et personnelle dans une société majoritairement monogame ? Afin de répondre à cette question, nous avons mené une étude qualitative avec cinq personnes polyamoureuses ayant accepté de témoigner durant un entretien semi-directif. Après la période de collecte de données, nous avons analysé ces dernières grâce à la méthode de l’analyse thématique de laquelle sont ressortis quatre thèmes. En résumé, bien que les normes traditionnelles concernant le couple mettent à mal la construction d’une identité sociale et personnelle, les personnes polyamoureuses que nous avons interrogées ne semblent pas éprouver de difficulté à se construire positivement dans un monde où aimer plusieurs personnes n’est pas la norme. De fait, nous avons noté plusieurs éléments pouvant être favorables à la construction d’une identité sociale et personnelle positive : la création d’un nouveau langage, un entourage social bienveillant, un faible taux de discrimination, considérer le polyamour comme étant naturel et l’existence de ressources personnelles chez l’individu. Néanmoins, malgré la contribution que cette étude apporte à la littérature scientifique, il serait intéressant de continuer à investiguer ce domaine de recherche en réalisant d’autres études se centrant davantage sur la question du genre ou de la personnalité, par exemple.