La déshumanisation organisationnelle comme un antécédent du travail émotionnel : un examen des conséquences, modérateurs et médiateurs
Files
Michel_12551300_2018.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 2.01 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le monde du travail actuel requiert régulièrement des travailleurs qu’ils affichent des émotions qu’ils ne ressentent pas nécessairement. Afin de montrer les émotions qui sont attendues le travailleurs s’engagent dans un travail émotionnel. Cela survient principalement lorsqu’ils font face à des mauvais traitements interpersonnels. Par ailleurs, les organisations peuvent se révéler déshumanisantes lorsqu’elles considèrent les travailleurs comme des outils pour aboutir à leurs fins économiques, sans prendre en compte les objectifs et besoins de ces derniers. Le mauvais traitement que représente la déshumanisation organisationnelle engendre une perte de ressources chez les travailleurs et peut donc être envisagé comme une source de travail émotionnel. Le présent mémoire a pour objectif de vérifier l’existence de cette relation entre la déshumanisation organisationnelle et le travail émotionnel. De plus, il s’intéresse également aux conséquences sur le bien-être et les performances des travailleurs ainsi qu’à certains mécanismes médiateurs –l’inauthenticité dans la relation entre le travail émotionnel et les conséquences– et modérateurs –le soutien des collègues perçu dans la relation entre la déshumanisation organisationnelle et le travail émotionnel ainsi que le person-job fit dans la relation entre le travail émotionnel et l’inauthenticité. Nous nous sommes concentrés sur la littérature existante afin de cerner les concepts de déshumanisation organisationnelle et de travail émotionnel. En nous basant, entre autres, sur les théories de Grandey (2000), Bell et Khoury (2011) ansi que de Hobfoll (2001) nous avons développé notre modèle de recherche. Les résultats de notre recherche, obtenus grâce à une enquête menée sur le terrain, montrent que la déshumanisation organisationnelle est en effet liée positivement au travail émotionnel. Ils indiquent également que le travail émotionnel de surface, contrairement au travail émotionnel de profondeur, joue un rôle médiateur entre la déshumanisation organisationnelle et ses conséquences. En outre, l’inauthenticité semble jouer un rôle de médiation partielle entre le travail émotionnel de surface et ses conséquences. Nous aborderons aussi les limites de notre étude, les pistes envisageables pour les recherches à venir ainsi que les implications pratiques de notre travail.