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La finance comportementale à la rescousse des dysfonctionnements des marchés efficients ?

(2015)

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Après un bref rappel et une critique succincte des concepts, des anomalies et des conséquences de l’hypothèse d’efficience des marchés financiers (EMH), ce mémoire propose une revue commentée des biais cognitifs et comportementaux qui constituent le terreau de la finance comportementale. Qu’ils soient individuels, émotionnels ou sociaux ils sont de nature à s’opposer à l’efficience des marchés parce qu’ils génèrent des raisonnements simplifiés et erronés conduisant à ne considérer qu’une partie de l’information disponible, à sous-estimer le risque, à faire des choix sur base de considérations affectives, sentimentales ou dépendants de l’humeur, à imiter les autres investisseurs ou les professionnels avertis, à se croire plus compétent que les autres, … Il décrit ensuite les mécanismes des deux dernières crises en date (bulle internet de 2000 et crise des subprimes de 2008) avant d’en présenter l’analyse des composantes et des acteurs sous l’angle comportemental, tout en gardant un œil sur l’incontournable concept d’efficience. Ces analyses montrent d’emblée que la finance comportementale joue sur un autre terrain, beaucoup plus vaste, que celui de l’hypothèse d’efficience, ce qui, selon moi, la discrédite et la rend inopposable à sa rivale proclamée. Elle a cependant le mérite de relativiser l’importance statutaire de l’EMH et d’apporter un autre éclairage, intuitivement plus proche de la réalité, sur le fonctionnement des marchés et le comportement de ses acteurs. Parce que la composante comportementale de la finance est pratiquement toujours oubliée, souvent déniée et parfois même dénigrée par les études académiques financières classiques, la conclusion proposée prend la forme d’une tentative de réconciliation entre les deux « théories ». De nombreux signaux semblent montrer que les marchés financiers ne sont jamais ni complètement efficients, ni complètement « comportementaux » mais qu’ils seraient le reflet d’une cohabitation tumultueuse et incontrôlable des deux concepts à des « dosages » dépendants du mode de gestion des investisseurs, des intentions plus ou moins vertueuses des acteurs influents, des produits et méthodes plus ou moins « honnêtes », de la qualité et de la pertinence des informations ou encore de la nature des titres échangés. De plus, ces dosages sont versatiles puisqu’ils dépendent de paramètres qui évoluent temporellement en fonction des circonstances. Tant pis pour ceux qui ne peuvent croire à une efficience partielle qu’ils assimilent automatiquement à de l’inefficience.