Impact du stress psychosocial aigu sur les affects et sur le craving envers l’alcool chez les étudiants de type binge drinkers
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- Le Binge Drinking, pattern de consommation d’alcool le plus courant à l’adolescence (Chung et al., 2018 ; Lannoy et al., 2021) a été démontré comme pouvant entrainer de nombreuses conséquences négatives, notamment sur le cerveau (Blaine et al., 2016 ; Carbia et al., 2018 ; Courtney & Polich, 2009 ; Lannoy et al., 2021). Ces conséquences peuvent être d’autant plus importantes sur les cerveaux adolescents en raison d’une différence de maturation cérébrale. Ce déséquilibre est présent entre les régions préfrontales responsables du contrôle cognitif, encore en maturation, et les régions comprenant le noyau accumbens, responsables du traitement des récompenses et de la motivation, qui murissent plus vite (Casey et al., 2008 ; Casey et al., 2010 ; Gladwin et al., 2011). Cette différence de maturation les rend également plus vulnérables au stress, notamment le stress psychosocial très présent à l’adolescence (Buwalda et al., 2011 ; Eiland & Romeo, 2013 ; Lu et al., 2021). Ainsi, de nombreuses études ont mis en avant que la possible interaction entre un stress aigu et un Binge Drinking chronique à l’adolescence, pouvait entrainer une augmentation des affects négatifs, du craving et de la motivation envers la consommation d’alcool (Becker, 2017 ; Blaine et al., 2018 ; Carbia et al., 2020 ; Sinha, 2012). Constituant ainsi un facteur de risque au développement d’un trouble sévère d’usage d’alcool à l’âge adulte (Blaine et al., 2016 ; Bollen et al., 2020 ; Carbia et al., 2018 ; Herman & Duka, 2019 ; Lannoy et al., 2021 ; Maurage et al., 2012). L’objectif de cette étude est donc d’investiguer l’impact d’un stress aigu psychosocial sur les affects négatifs et positifs et sur le craving envers l’alcool chez les étudiants pratiquant le Binge Drinking. Elle s’inscrit dans une étude toujours en cours menée par une équipe de recherche de l’UCLouvain. Les données quantitatives ont été récoltées via un protocole de recherche relativement complet, comprenant différents questionnaires, une méthode d’induction de stress aigu psychosocial ainsi que différentes tâches expérimentales. L’échantillon est constitué d’adolescents/jeunes adultes ayant entre 18 et 25 ans. Nos résultats ont montré que le stress aigu psychosocial entrainait une augmentation du craving envers l’alcool ainsi qu’une augmentation des affects négatifs, et une diminution des affects positifs. Cependant, elle n’a pas permis de montrer que ces effets du stress étaient plus importants chez les adolescents binge drinkers. Puisque cette étude est à notre connaissance la première à investiguer le lien stress aigu-affects-craving dans le Binge Drinking et qu’elle présente une série de limites, des perspectives futures pour la recherche ont été mises en avant. Notamment la reconduction de cette étude en tenant compte de ses limites.