L’intention de lutter contre les inégalités scolaires en formation initiale des enseignants
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- Dans une double visée à la fois corrélationnelle et quasi expérimentale, nous avons dressé un état des lieux de l’intention de lutter contre les inégalités scolaires des étudiants inscrits en 3e année de bachelier dans un cursus de formation initiale des enseignants, toutes sections confondues. De plus, nous avons investigué l’influence des savoirs sollicités pour enseigner la sociologie de l’éducation sur cette intention. Le système éducatif de la FW-B est considéré comme inégalitaire malgré des réformes organisationnelles (décrets « Missions » et « Inscriptions », Pacte pour un enseignement d’excellence, réforme de la formation initiale des enseignants...) et une manifeste volonté politique de changer les choses. Par ailleurs, les jeunes enseignants voient leur intention de lutter contre les inégalités scolaires diminuer lors de leur insertion professionnelle. Dès lors, nous nous sommes penchés sur la notion d’intention avec la théorie du comportement planifié (Fishbein et Ajzen, 2010) et avons dressé un état des lieux de l’intention des étudiants de dernière année à travers l’administration d’un questionnaire (N=251). Nous avons également réalisé une intervention en faisant varier les savoirs liés à la sociologie de l’éducation dans trois courts modules informatifs annexés au questionnaire et suivis d’un post-test. Le premier module présentait uniquement des savoirs informatifs, le second des savoirs informatifs et pédagogiques puis le dernier ne présentait aucun savoir lié à la sociologie de l’éducation. Les analyses, tant descriptives qu’inférentielles, montrent que même si les étudiants veulent lutter contre les inégalités scolaires et qu’ils en pensent du bien, ils estiment que le corps enseignant s’y investit moyennement et qu’ils auront un contrôle moyen sur leurs performances futures. Elles mettent également en exergue que l’intention de lutter contre les inégalités scolaires est liée à l’identité personnelle des étudiants pour certains facteurs socio-démographiques et qu’elle n’est pas influencée par l’enseignement simulé de la sociologie de l’éducation tel que présenté dans notre quasi expérience. Ces résultats nous invitent à explorer les représentations des étudiants au sujet du travail fait par les enseignants concernant la lutte contre les inégalités scolaires ainsi qu’à renforcer leurs croyances au sujet de leur capacité à contrer les déterministes sociaux. Pour cela, ils suggèrent d’articuler de manière plus approfondie les savoirs de la sociologie de l’éducation avec la pratique du terrain.