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Barrières et leviers de la commercialisation de légumes locaux frais à travers les supermarchés belges

(2023)

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La vente de produits locaux suscite de plus en plus d’intérêt de la part des consommateurs et des producteurs. Or, une définition unique du système alimentaire local est difficilement identifiable. Malgré l’augmentation de la demande envers celui-ci, il constitue une part inférieure des moyens de ventes de légumes totaux. Effectivement, ce sont dans les supermarchés que la majorité des légumes sont vendus. La vente de légumes locaux dans les supermarchés est donc une piste pour un renforcement du système alimentaire local et pour augmenter son accessibilité. En effet, à l’heure actuelle, les produits locaux sont réservés à une certaine catégorie (entre autres, plus aisée financièrement) de la population belge. Le mode de vente conventionnel a une politique de centralisation de produits au sein d’un même groupe de distribution pour y compresser les coûts, ce qui limite la vente en direct. En Belgique, trois centrales d’achats détiennent ensemble 66,7 % de la part du marché des distributeurs alimentaires (Gondola Academy, 2022). Ces principaux groupes sont respectivement Colruyt Group, Ahold Delhaize et Carrefour Belgium. Plusieurs études sur les systèmes alimentaires locaux ont été menées auprès des producteurs et des consommateurs, néanmoins, peu d’études ont été réalisées au sein du système de distribution plus conventionnel. Ce mémoire répond à cette lacune, en s’interrogeant sur les barrières et les leviers de la commercialisation de légumes frais locaux dans les supermarchés belges. Cette étude se focalise sur les trois principaux groupes de ventes cités ci-dessus. Une enquête qualitative, à travers des entretiens semi-structurés, a été réalisée auprès de 23 gérants de supermarchés en Wallonie, des centrales d’achats belges des trois groupes et deux responsables travaillant dans des structures de facilitation de la distribution de légumes locaux. L’analyse thématique a permis de coder les données. Grâce à une approche filière, un schéma de l’approvisionnement actuel en légumes frais des supermarchés en Belgique a pu être dressé. Les acteurs principaux de l’achat et du conditionnement de ceux-ci sont les criées, les centrales des groupes, les grossistes indépendants et agréés auprès des centrales. Sont également présents, les « food hubs », qui permettent de faciliter la vente de légumes locaux. Une approche des pratiques sociales a permis de mettre en lumière les pratiques existantes. La majorité des magasins des groupes, à l’exception de Colruyt, sont sous franchises. De ce fait, ils ont une certaine flexibilité d’acheter leurs produits ailleurs qu’à leur centrale. La vente en circuit court dans les magasins intégrés au groupe est impossible, ou sous grosses contraintes, à l’exception des hypermarchés Carrefour. Une définition uniforme du local n’est pas ressortie, la propriété revenant le plus fréquemment est le caractère « régional » du légume suivi de la distance kilométrique de la ferme au magasin. La définition émise par les centrales a un impact sur la distribution des produits locaux. Le système alimentaire local offre une publicité aux magasins. Les caractéristiques majeures qui influencent le comportement d’achat des distributeurs et des consommateurs sont la qualité puis le prix des légumes. L’achat en direct avec les producteurs permet aux commerçants de ne pas payer de frais d’intermédiaires et donc de dégager une plus grande marge, ou encore de vendre le produit local à un prix raisonnable. Les barrières principales émises sont la qualité, l’offre et la logistique. À cela, s’ajoute la dépendance aux centrales pour les magasins intégrés. C’est pourquoi les leviers s’articulent autour d’aides extérieures afin de tisser le lien entre les producteurs, les distributeurs et les groupes. L’avis de la part des commerçants, concernant une introduction d’un label à caractéristique local, est mitigé, notamment dû au manque de définition uniforme de « local ». Dernièrement, une analyse de cas croisés a permis d’extraire des différences en fonction de la région, de la taille, et du groupe du magasin. Les petits commerces, venant d’une région avec un plus grand pouvoir d’achat et avec une moindre densité en magasins locaux ou bios ont moins de contraintes vis-à-vis de la vente de légumes locaux.