L'interruption volontaire de grossesse et la contraception : une "affaire de femmes" uniquement ? Vécus de femmes en demande d'IVG en lien avec la question de la contraception.
Files
Loriaux_80621700_2020.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 4.18 MB
Loriaux_80620017_2020_Annexe5.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 338.37 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Partiellement dépénalisée depuis 30 ans maintenant, la pratique de l’avortement reste stable malgré une utilisation accrue de la contraception. Deux femmes sur trois ayant eu recours à l’avortement utilisaient un moyen de contraception. Or, les travaux sociologiques de Nathalie Bajos et Michèle Ferrand dénoncent l’utopie de croire que la contraception devrait permettre un parfait contrôle de la fécondité (2004). De plus, le fait que les femmes supportent directement les risques de la conception est souvent avancé pour justifier qu’elles soient les premières responsables de la contraception et de ses échecs éventuels (Aubin & al., 2009). Ainsi, ce mémoire étudie de manière exploratoire le vécu des femmes en demande d’IVG en lien avec la question de la contraception. Une étude de terrain fut réalisée au sein d’un Centre de Planning Familial bruxellois auprès de quinze femmes souhaitant interrompre leur grossesse. Des thèmes tels que « responsabilité », « charge mentale » ou encore « affaire de femmes ou de couple » furent discutés dans le cadre d’entretien semi-dirigé. Nous observerons les liens étroits entre la contraception et l’IVG mettant en avant les difficultés que vivent les femmes à gérer leur contraception au quotidien dans des modes de vie relationnelle de plus en plus diversifiés et ce, dans un contexte où la norme contraceptive évolue peu.