Vérification de l'hypothèse d'un déficit de la régulation sémantique : étude de cas
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- Les troubles sémantiques sont rencontrés dans le cadre de pathologies variées. Ils peuvent être la conséquence soit de l’altération de l’accès aux représentations sémantiques à partir d’une des modalités d’entrée (verbales ou non verbales), soit de la dégradation plus ou moins sévère des connaissances sémantiques (dans le cadre de la démence sémantique par exemple) ou bien encore, d’un déficit de la régulation des traitements sémantiques (par exemple, l’aphasie sémantique). Jefferies et Ralph (2006) comparent la démence sémantique et l’aphasie sémantique (consécutive à un accident cérébral) pour distinguer les troubles sémantiques. En effet, ces deux pathologies présentent un niveau équivalent de déficit sémantique (multimodal). Cependant, l’analyse de leurs traitements sémantiques révèle un trouble de la compréhension qualitativement différent pour ces deux pathologies. Ces auteurs établissent plusieurs critères afin d’illustrer cette dichotomie. Notre étude se porte sur un cas unique, D.P. Après observation de ses performances dans une tâche de dénomination ainsi que d’un effet inverse de la fréquence, nous faisons l’hypothèse que ce patient est atteint d’un déficit de la manipulation sémantique. Nous allons tenter de le vérifier selon l’hypothèse de Jefferies et Ralph (2006). Enfin, nous nous interrogerons sur l’effet inverse de la fréquence observé chez ce patient. Une évaluation sémantique plus approfondie révèlera finalement une absence de l’effet de fréquence tant en compréhension qu’en production. Comment mettre en évidence l’effet inverse ou l’absence de l’effet de fréquence ? Pour répondre à cette question, nous étudierons la publication d’Hoffman et al. (2011) afin de créer une épreuve de répétition retardée.