L’influence d’une différence de longueur des membres inférieurs sur la coordination inter-segmentaire lors de la marche, par la mesure des angles d’élévation
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- Introduction : Notre étude a pour objectif d’analyser la coordination cinématique inter-segmentaire et son influence sur le coût énergétique à la marche pour différentes inégalités de longueur du membre inférieur créées artificiellement chez des sujets sains et déterminer un seuil à partir duquel les paramètres seraient altérés. Méthode : 58 sujets sains (18-30 ans) ont participé à notre étude. L’ILMI a été créée artificiellement par l’utilisation de semelles de 2, 4 et 6 cm. Nous avons calculé les angles d’élévation pour le membre long et court à partir de la méthode décrite par Borghese. Résultats : Pour l’ILMI de 2, 4 et 6 cm, les résultats sont significatifs, pour les deux premières composantes (PV1 et PV2) mais pas pour la troisième composante PV3. Et cela pour les deux membres inférieurs. A partir de 2 cm, le plan de coordination inter-segmentaire est altéré au niveau de sa verticalité et de son horizontalité tandis que la planarité du plan n’est pas changée. Pour l’ILMI de 4 et 6 cm, les résultats sont significatifs pour la consommation nette d’oxygène et le coût net énergétique. Il y a des corrélations entre la hauteur de semelle et les deux premières composantes, mais pas entre les paramètres de la cinématique segmentaire et énergétiques. Conclusion : Il y a un lien entre le niveau de l’ILMI et l’altération de la coordination inter-segmentaire lors de la marche. Cette dernière touche aussi bien le membre inférieur long et court. Le seuil à partir duquel il y a une perturbation de la coordination inter-segmentaire de la marche est de 2 cm. Ceci nous amène à penser qu’une ILMI inférieure ou égale à 2 cm ne doit pas impérativement être traitée.