Etudes sur la dimension verticale du big two : Les liens entre le mérite et les facettes d’assertivité et de capacité
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- Les êtres humains sont des êtres fondamentalement sociaux, et de ce fait constamment confrontés à la société et aux autres. Il est donc important de comprendre comment ces interactions se déroulent, et comment les jugements sociaux fonctionnent, car ils façonnent notre lien à autrui. (Cuddy et al., 2007). Aujourd’hui, il est communément admis que les jugements sociaux à l’œuvre dans les relations intergroupes et interindividuelles s’organisent selon deux dimensions fondamentales (Judd et al., 2005) et universelles (Cuddy et al., 2009), qui ensemble témoignent des aspects structurels intervenant dans les relations sociales (Abele & Wojciszke, 2014 ; Fiske et al., 2002 ; Yzerbyt, 2016 ; pour une revue, Abele et al., 2020 ; Koch et al., 2020). Les dénominations œcuméniques ce ces dimensions sont d’une part la dimension horizontale, qui se rapporte aux qualités morales et sociales, et d’autre part la dimension verticale, qui se rapporte à la compétence et à l’assertivité. La distinction de ces quatre facettes en quatre concepts distincts a aujourd’hui été mise en évidence pour les deux dimensions (i.e. Carrier et al., 2014a ; Abele et al., 2016, Wojciszke et al., 2011). Depuis leur première apparition (Rosenberg et al., 1968), les deux dimensions ont été source de débats et de multiples recherches, tant au niveau de leurs dénominations, de leur théorisation (Cambon et al., 2015, voir aussi Abele et al., 2020 ; Koch et al., 2020), qu’au niveau des liens qu’elles entretiennent avec une multitude de variables intervenant dans les relations sociales telles que le statut par exemple (i.e. Carrier et al., 2014a). L’objectif de ce mémoire est d’investiguer, dans le prolongement de ces nombreux travaux, les liens entre le mérite et les facettes de la dimension verticale. Au moyen de deux études empiriques portant sur divers aspects du mérite, nous testons l’hypothèse que l’assertivité et la compétence ont une relation distincte avec celui-ci. Basées sur des travaux récents dans le domaine, nos hypothèses testent également l’effet modérateur des attitudes de justification du système sur ces liens entre l’assertivité, la compétence et le mérite. Réalisées via deux questionnaires en ligne, ces études présentent des résultats enthousiasmants. En effet, l’assertivité est significativement positivement liée au mérite que l’on pense qu’autrui s’accorde, et peu voire pas au mérite qu’on lui accorde, tandis que le pattern est inversé pour la compétence. Les attitudes de justification du système manifestent une forte tendance, bien que non significative, dans le sens d’une modération des liens entre les facettes de la dimension verticale et le mérite que l’on accorde à autrui. Ainsi, les personnes avec de fortes croyances semblent juger similairement les cibles compétente et assertive, alors que celles avec de faibles croyances semblent avoir des jugements plus différenciés. Nos résultats sont très prometteurs et permettent d’envisager de futures recherches afin de préciser et mieux cerner ces différences entre les facettes de compétence et d’assertivité, les attitudes de justification du système, ainsi que leurs liens avec des variables telles que le mérite ou le statut social.