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La xénotransplantation : Entre opportunités et succès, risques et préoccupations ? Au travers d'une analyse SWOT

(2023)

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Il s'agit d'une problématique actuelle, voire brûlante, de notre société. En effet, les progrès de la médecine dans le domaine de la transplantation d’organes font qu’aujourd’hui de plus en plus de thérapies requérant une greffe deviennent possibles, alors que le nombre d’organes disponibles reste foncièrement insuffisant. De nombreux patients voient leur état se dégrader, parfois jusqu’au décès, faute d’avoir reçu à temps un organe compatible. La pénurie d’organes amène les médecins à faire des choix cruels, en particulier pour les patients plus âgés dont l’opportunité d’avoir une greffe diminue avec l’âge. La xénotransplantation pour pallier la pénurie d'organes humains n'est pas nouvelle et des valves de cœur de porc sont utilisées chez l'homme depuis près de 30 ans. C’est au début des années 2000 que les mécanismes de rejet ont commencé à être mieux maîtrisés et que la transplantation de l’animal à l’homme a connu le regain d’intérêt que l’on connait actuellement. Récemment, de l’autre côté de l’Atlantique, des scientifiques américains ont connecté un rein de porc génétiquement modifié aux vaisseaux sanguins d’un patient en état de mort cérébrale. Quelques semaines plus tard, le 7 janvier 2022, des chirurgiens américains ont réussi à transplanter, chez un patient de 57 ans, un cœur issu lui aussi d’un porc génétiquement modifié. Il s’agit d’une première mondiale et d’une avancée majeure dans la recherche médicale et biomédicale, complétée par un autre essai clinique consistant à utiliser la peau de porc sur les plaies de patients gravement brûlés. Toutefois, ces dernières années, marquées par la pandémie de la COVID-19, nous rappellent que l’apparition de nouvelles maladies dues au franchissement de la barrière d'espèce n'est pas un mythe. Les médecins et les biologistes doivent ainsi se poser la question éthique de savoir si la technique de la xénogreffe, qui pourra, certes, sauver un certain nombre de patients, ne risque pas d’exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. Le débat de la xénotransplantation trouve donc tout son intérêt dans le contexte actuel et constitue, tant du point de vue scientifique qu’éthique et juridique, un sujet particulièrement intéressant à explorer. Tout au long de ce mémoire, nous serons guidés par une question centrale : « Comment concilier les opportunités et les succès de la xénotransplantation avec les risques et les préoccupations qu’elle soulève ? ». Nous examinerons les avantages et les défis de cette pratique en tant que solution à la pénurie d'organes humains disponibles pour la transplantation ainsi que les aspects scientifiques, éthiques et juridiques qui peuvent garantir une utilisation responsable et sûre de cette technique émergente.