Impact du bruit sur la qualité des soins dans un service de réanimation: perceptions des soignants
Files
PintoFeliciano_05361600_2018.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.34 MB
PintoFeliciano_05361600_2018_Annexe1.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 103.05 KB
PintoFeliciano_05361600_2018_Annexe2.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 139.6 KB
PintoFeliciano_0536-16-00_2018_Annexe3.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 127.01 KB
PintoFeliciano_05361600_2018_Annexe4.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 211.14 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Les unités de soins intensifs sont des environnements par nature anxiogènes où, dans la plupart du temps, le pronostic du patient est engagé. Ce milieu compte un bon nombre de matériel afin de garantir une prise en charge optimale du patient. Cependant, le nombre considérable d’appareillages, de pompes, d’alarmes des monitorings, a tendance à transformer l’environnement en une véritable cacophonie auditive tant pour les patients que pour les professionnels de la santé. Face à ce constat, ce mémoire a pour but d’identifier l’impact du bruit sur la qualité des soins tel que perçu par les soignants ainsi que les stratégies pour le réduire. Pour cela, nous avons dans un premier temps pris des mesures sonométriques au sein du service de réanimation de l’Institut Jules Bordet permettant d’objectiver si le niveau sonore du service respecte les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), c’est-à-dire un niveau sonore limité à 40dB (A) la journée et 30dB (A) la nuit. Dans un deuxième temps, nous sommes parties à la rencontre du personnel. L’échantillon est composé de 10 infirmiers travaillants tous dans le service des soins intensifs de l’Institut Jules Bordet. A l’aide d’entretiens semi-directifs, nous avons tenté de comprendre la perception des infirmiers par rapport au bruit dans leur environnement de travail. En ce qui concerne les résultats, tout d’abord, les mesures sonométriques ont permis de confirmer que le bruit dans l’unité est supérieur aux recommandations établies par l’OMS. En effet, le niveau sonore dans le service se situe en moyenne entre 50 et 60dB (A) avec des pics allant jusqu’à 99 dB (A). Le seuil de l’OMS est dépassé 75 % du temps. Ensuite, les entretiens ont permis d’identifier le ressenti des infirmiers. Le bruit est mal perçu par l’ensemble du personnel et ils se sentent impuissants face au bruit du service. Ils reconnaissent l’impact du bruit sur leur santé et, admettent qu’un niveau sonore élevé est une entrave à des soins de qualités. En conclusion, le niveau sonore du service est supérieur aux directives de l’OMS. Il impacte sur la santé des travailleurs de la santé mais aussi sur leurs capacités à prodiguer des soins de qualité. De nombreuses solutions pourraient améliorer l’environnement : l’architecture du service, la manutention du matériel, une meilleure gestion des alarmes. Mais il semble que sensibiliser et informer l’ensemble du personnel soit le premier pas pour adopter un comportement adéquat face au bruit.