ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Les représentations de la schizophrénie : une analyse auprès d’un échantillon belge

(2022)

Files

Ottevaere_23011700_2022.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 1.5 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
La schizophrénie est une maladie dont la prévalence est assez élevée en Belgique étant donné qu’elle touche 2,5 belges sur 1000 (Delatte et al., 2007). Pourtant, très peu d’études se sont focalisées sur les représentations mentales de la pathologie. C’est pourquoi cette enquête a été créée, dans l’objectif de générer davantage de connaissances sur le sujet des représentations et des connaissances relatives à la schizophrénie en Belgique. La méthode utilisée a été une enquête en ligne, l’échantillon utilisé correspond à un total de 188 adultes belges (wallons). Dans un premier temps l’objectif était d’examiner l’influence de facteurs démographiques (l’âge, le genre, l’éducation) sur les représentations et connaissances de la pathologie. Dans un deuxième temps, il s’agissait d’examiner dans quelle mesure les représentations et connaissances variaient en fonction d’autres variables telles que la dangerosité perçue, la santé subjective, l’éventuelle formation suivie sur la pathologie et la présence de la maladie dans le métier ou l’entourage. Les résultats ont montré que les personnes avec une perception de la maladie comme étant dangereuse avaient une représentation de la maladie comme étant plus chronique, conséquente et imprévisible. Les résultats ont également permis de mettre en évidence une représentation plus cohérente de la maladie pour les personnes ayant suivi une formation, pour les participant(e)s ayant une personne atteinte dans leur entourage ainsi que ceux/celles ayant un métier incluant un contact avec la schizophrénie. Les participant(e)s avec une santé subjective élevée avaient tendance à considérer la maladie comme plus contrôlable par rapport aux personnes avec une santé subjective plus faible. Aucune variable étudiée n’a eu d’influence sur la connaissance des symptômes et des causes de la pathologie, ce qui pose question sur la nature des formations suivies, des relations entretenues entre les patient(e)s et leur entourage ou encore de la qualité des échanges entre les patient(e)s atteint(e)s et les personnes avec un métier exigeant ce contact. Les résultats confirment donc l’influence négative de la dangerosité perçue sur les représentations de la maladie. Cette étude a le mérite de générer des connaissances avec une valeur pratique puisqu’elle pourrait notamment apporter de l’aide aux familles des patient(e)s grâce à la psychoéducation, l’information ainsi que la correction des mauvaises représentations qui nuisent à la qualité de vie des patient(e)s et de leur famille. Les études sur le sujet permettraient également une augmentation des informations utilisées par les associations pour les campagnes de prévention, le soutien des familles et la diminution de la stigmatisation. L’utilisation des informations issues de ces études dans les médias viserait à corriger les croyances erronées présentes au sein de la population et ainsi potentiellement à réduire le rejet et la peur par rapport à cette maladie. Les informations issues de cette étude pourraient ainsi être utilisées dans des programmes de sensibilisation permettant de contribuer aux recherches ayant pour objectif de mieux connaitre les représentations de la schizophrénie.