L’examen fonctionnel du langage au cours de l’évaluation préopératoire : Analyse de l’information apportée par les tâches visuelles et auditives d’un protocole langagier au moyen de l’IRMf.
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- Dans le cadre de l’évaluation préopératoire du langage au moyen de l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf), la passation d’un protocole langagier est nécessaire. Effectivement, par la mise en lumière des aires cérébrales soutenant le langage chez les patients présentant des atteintes cérébrales, un paradigme langagier adapté permet d’orienter les décisions per-opératoires et d’évaluer les risques liés à l’intervention. Le protocole IRMf d’évaluation langagière faisant l’objet de ce mémoire, le PLORAS, est un paradigme de 13 tâches, dont l’élaboration a fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques. Ce protocole, bien que permettant une représentation réaliste de la complexité du réseau langagier, nécessite une passation relativement longue qui peut s’avérer difficilement réalisable en clinique. En conséquence, il pourrait alors s’en voir réduit. Toutefois, étant donné la complexité des bases cérébrales du langage, une sélection des tâches risquerait d’avoir des répercussions sur l’exhaustivité de l’examen langagier. Dans cette optique, il semble pertinent de connaître l’apport informatif de toutes les tâches du protocole. Dans le cadre de ce mémoire, nous ciblerons donc notre recherche sur un questionnement précis, celui de l’apport des tâches langagières de différentes modalités d’entrée. Ainsi, sur base des images fonctionnelles provenant d’un large échantillon de patients atteints d’épilepsie ou de tumeurs cérébrales, nous avons souhaité comparer les activations cérébrales mises en avant par les tâches visuelles et auditives. Pour ce faire, au moyen de tests statistiques, nous avons mesuré la différence des activations observée pour des tâches comparables, pour des régions cérébrales identifiées au préalable. Bien que vastes, les résultats de la présente étude ont déjà permis d’esquisser une réponse à notre question. En effet, un certain nombre de régions cérébrales se voient plus activées dans l'une ou l’autre tâche. Si les prédictions posées en faveur du recrutement préférentiel d’une zone pour une tâche donnée n’ont pas toujours été confirmées, d’autres régions langagières ont montré des différences significatives non attendues envers la modalité visuelle ou auditive. En conclusion, au regard des résultats observés, des différences d’activation en faveur des tâches aux entrées visuelles et auditives sont perceptibles. Ceci est consistant avec la littérature et plus précisément les modèles neuroanatomiques du langage, décrivant des processus langagiers spécifiques aux différentes modalités. Par ailleurs, d’autres régions cérébrales impliquées dans des processus de traitement communs aux deux épreuves, ont également montré une plus grande activation dans une des modalités. Tout ceci indique donc l’apport respectif de ces tâches aux entrées différentes. A la lumière de ces résultats, la simplification d’un protocole langagier à visée préopératoire ne peut être conduite sur base de la modalité d’entrée des tâches. Cette étude s’inscrivant dans un but d’analyse plus complète d’un protocole d'évaluation du langage proposé en préopératoire, d’autres recherches explorant l’apport d’autres tâches composant le paradigme seront nécessaires.