Files
WOLTER_3820-17-00_2018-2019.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 31.08 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le mythe d’Orphée - sujet mythologique dépeint jadis par Ovide et Virgile, repris plusieurs fois pour l’opéra, avec l’Orfeo de Monteverdi (1607), Orfeo ed euridice de Christoph Willibald Gluck (1762) ou encore Orphée aux enfers de Jacques Offenbach (1858) - revient entre 1912-1932 dans l’œuvre de cinq compositeurs européens. Le but de cette étude a été de découvrir chacun de ces compositeurs, d’apprendre plus sur les livrets et d’apporter un résumé de chacun de ces opéras, et surtout de dresser une analyse musicale des quelques parties importantes de ceux-ci avant de les comparer. Nous commencerons par Orphée de Jean Roger-Ducasse (France), composé en 1913 sur un livret écrit par lui-même. Il n’y a pas de chant dans son premier acte ; les personnages principaux sont représentés par des motifs musicaux. Un chœur et quelques rôles courts sont les seuls chants durant le deuxième acte. L’entièreté de l’opéra n’a jamais été enregistrée, seuls trois airs de celui-ci sont trouvables. En second lieu, nous aborderons la trilogie L’Orfeide de Gian Francesco Malipiero (Italie). Trois opéras en un acte, composés entre 1918 et 1922. Francesco Malipiero écrit également son livret lui-même en s’inspirant de poètes italiens de la Renaissance. Ce n’est pas le mythe d’Orphée qui est repris mais uniquement le personnage, qui intervient deux fois dans les trois opéras. Ensuite, Les Malheurs d’Orphée de Darius Milhaud (France), composé entre 1924 et 1925, sur un texte écrit par Armand Lunel. Le mythe se joue dans un cadre provençal (Camargue) où seuls quelques tableaux des épisodes les plus importants du mythe sont dressés. Darius Milhaud a voulu donner un caractère simple à son œuvre. Puis nous verrons Orpheus und Eurydike d’Ernst Krenek (Allemagne), composé en 1923. Le texte est écrit par Oskar Kokoschka qui fut inspiré par son propre parcours comme soldat volontaire durant la Première Guerre mondiale, ainsi que par sa rupture avec Alma Mahler. Enfin nous terminerons avec La favola d’Orfeo d’Alfredo Casella (Italie), composé en 1932, dont le livret est écrit par Corrado Cavolini sur le poème de Poliziano, dont il conserve l’essentiel du mythe et propose une succession rapide des moments principaux.