La réception des témoignages de Robert Antelme, Primo Levi et Jean Améry en Belgique francophone de 1945 à 1995
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- L’étude de la réception des témoignages concentrationnaires de 1945 à 1990 se situe dans un contexte de « crise du témoignage » et de « crise de la mémoire » qui nous invite dans un premier chapitre à définir les concepts-clés qui y sont relatifs. Un second chapitre, contenant une esquisse chronologique de la réception des témoignages en Europe occidentale, les intégre. On y découvre que les témoins ne furent pas écoutés dans l’immédiat après-guerre et qu’ils n’accédèrent à la reconnaissance internationale qu’à partir des années 60, plongés dans les questions houleuses relatives à l’émergence de la mémoire de la Shoah. Nous examinons trois auteurs, Robert Antelme, Primo Levi et Jean Améry aux parcours sensiblement différents. Le premier n’a écrit qu’un livre, L’espèce humaine en 1947, pour relater son expérience. Les deux autres ont été plus prolixes et ont connus une relation concurrentielle dans l’espace public du témoignage. Notre recherche a porté sur différents supports : presse écrite, revues littéraires, revues d’intérêt général, manuels scolaires belges et bibliothèques publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les résultats, bien qu’insatisfaisants pour tirer des conclusions scientifiques, esquissent une tendance à la reconnaissance au début des années 1990 qui suit donc en parallèle l’édification de la mémoire de la Shoah en Europe.