Comment améliorer la prévention concernant les perturbateurs endocriniens chez la femme enceinte et notamment ceux présents dans les cosmétiques ? Enquête auprès de femmes enceintes de Wallonie et Bruxelles relative aux connaissances sur les perturbateurs endocriniens, les sources d'information sur le sujet et les habitudes de consommation de cosmétiques avant et pendant la grossesse
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- Ces dernières décennies, on remarque une importante augmentation de l’occurrence de nombreuses maladies chroniques parallèlement à l’augmentation du nombre de produits chimiques disponibles sur le marché. Beaucoup s’accordent pour dire que les perturbateurs endocriniens (PE) jouent probablement un rôle dans ce phénomène et que malgré le manque de preuves dans l’espèce humaine, le principe de précaution doit être appliqué, en particulier à certaines populations plus vulnérables. En tant que médecin généraliste, nous avons une place privilégiée pour faire de la prévention. Le but de ce travail était avant tout de dégager des pistes pour améliorer la prévention réalisée au sujet des PE chez la femme enceinte, en prenant en compte leurs connaissances sur les PE, leurs comportements vis-à-vis des cosmétiques pendant la grossesse, leurs expériences et leurs souhaits pour être informées sur le sujet. Méthode : Etude quantitative transversale au moyen d’un questionnaire auto-administré diffusé via internet, principalement sur les réseaux sociaux. Le questionnaire visait les femmes enceintes majeures habitant à Bruxelles ou en Wallonie et fût diffusé en mars et avril 2021. Résultats : 186 femmes y ont répondu. Conclusion : Les femmes enceintes ont un manque de connaissances au sujet des PE et y sont notamment exposées via les cosmétiques pendant la grossesse. Les femmes enceintes qui ont de meilleures connaissances vis-à-vis des PE semblent réduire davantage leur exposition aux PE. D’où la nécessité de faire de la prévention en informant les patientes et en leur proposant des solutions concrètes pour limiter leur exposition aux PE. La prévention « idéale » devrait être donnée par un professionnel de santé, en début de grossesse et être adaptée aux facteurs socio-économiques et culturels de chaque patiente.