Vers la mise au point d’un outil d’évaluation : étude des compétences langagières d’enfants sourds dans une tâche de répétition de phrases en langue des signes de Belgique francophone
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- « Vers la mise au point d’un outil d’évaluation : Étude des compétences langagières d’enfants sourds dans une tâche de répétition de phrases en Langue des Signes de Belgique Francophone. » De nombreuses études se sont penchées sur l’évaluation des compétences langagières et mnésiques des enfants sourds en langue des signes, notamment par la répétition de phrases. Ce type d’épreuve implique la manipulation des compétences phonologiques, morphosyntaxiques mais également mnésiques. De manière générale, les compétences langagières influencent le rappel de phrases au niveau des caractéristiques phonologiques et morphosyntaxiques de la langue (Jefferies, 2004 ; Polisenka, 2014), mais également au niveau de la mémoire impliquée lors du rappel de phrases (Willis, 2001 ; Delage, 2012). L’objet de ce mémoire est de proposer une première évaluation des compétences langagières et mnésiques des enfants sourds en LSFB. Notre hypothèse est que, tout comme pour les langues parlées, la connaissance de la langue des signes influence le rappel d’énoncés. Les compétences langagières en LSFB auraient également un impact sur le rappel de phrases, en fonction de la longueur de celles-ci mais également en fonction de la mémoire de l’ordre sériel et de la mémoire des items. Nous avons alors comparé des enfants sourds en fonction de leur exposition à la LSFB dans le cadre familial et dans le cadre scolaire (en tenant compte également de l’intensité de l’utilisation de la LSFB dans ce cadre) et en fonction de leur âge. Les participants devaient répéter une série de phrases et de pseudo-phrases (testant l’effet de grammaticalité), de longueur croissante. Les résultats montrent que, même si l’on remarque pour tous les groupes un effet de longueur et de grammaticalité, l’exposition à la LSFB dans le cadre familial influence davantage le rappel d’énoncés que l’exposition à la LSFB dans le cadre scolaire. Les enfants exposés à la LSFB obtiennent un effet de grammaticalité et un effet de longueur plus marqués. La différence entre les scores pour la mémoire ordre et ceux pour la mémoire item indiquent toutefois une influence des compétences langagières sur le rappel d’énoncés en fonction de l’exposition à la LSFB dans le cadre scolaire également. Ces résultats seraient à mettre en contraste avec les compétences mnésiques des sujets, le degré et la qualité de l’exposition de la LSFB.