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- Le métier de cameraman de télévision en semble pas, a priori, être particulièrement contraignant Faire le choix d’y consacrer cette étude n’est, cependant, pas le fruit du hasard ! A l’origine, un médecin du travail, confronté à des lombalgies récurrentes, s’interroge sur le port de charge et demande de nous y intéresser. Parallèlement, l’entreprise souligne que la charge physique du cameraman est décroissante du fait de l’évolution technologique des caméras. La profession est peu étudiée, un large « balayage » de la littérature scientifique ne fournit pas la documentation attendue. Cependant, quelques interviews introductives, la lecture d’articles et la confrontation d’idées avec des collègues étrangers (Suède et U.S.A.) entrouvrent des pistes intéressantes : si le matériel s’allège, les tâches s’accroissent. Grâce aux progrès technologiques, les équipes composées de trois personnes n’en comptent plus que deux (le preneur de son ayant, pratiquement, disparu). Dans certains cas de reportages plus simples, en Belgique comme à l’étranger, il est questions de recourir à des équipes unipersonnelles dites « JRI » (Journaliste-Reporter-Image ). Des expériences ont déjà été menées en ce sens. Quelle que soit la taille de l’équipe, les matières première à traiter comportent, outre un sujet, le contrôle du son, celui de l’image (stabilisée) et celui de la lumière. Mais l’événement à saisir n’est que peu contrôlable, sa survenance est imprévisible : il faut pouvoir rapidement le documenter là om et quand il survient. Comme dans toute entreprise, le produit fini est le résultat d’une série de traitements en fonction d’objectifs à atteindre dans une environnement – très – concurrentiel. Les mutations, qu’elles soient sociologiques, techniques ou économiques, sont accélérées : elles peuvent susciter un certain malaise par perte de référence stables. Le manque de certitudes par rapport à l’avenir, la dégradation général du niveau d’emploi en Europe, l’inéluctable besoin de rentabilité et d’efficacité et l’accélération du « progrès » se traduisent en évaluations négatives qui, indubitablement, biaisent l’analyse de toute situation de travail. notre approche se voulant globale, nous considérons que ce « mal-être au travail » fait lui aussi partie intégrante de l’homme en situation de ressource de travail