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Quelles sont les stratégies de communication employées par les médecins avec les patients enfants francophones et allophones ? Etude de cas en Belgique francophone

(2020)

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Ce mémoire étudie les stratégies employées par les médecins avec leurs patients enfants francophones et allophones en vue d’une communication efficace pour une consultation optimale. La thématique de la consultation médicale est très intéressante en raison de la littérature peu abondante concernant la communication médecin-patient enfant, alors qu’elle regorge d’études orientées sur la communication médecin-patient adulte. D’ailleurs, une nouvelle tendance émerge dans les services de soins de santé, celle de l’approche centrée sur l’enfant (child centred care en anglais). Par ailleurs, l’étude s’attèle également à la communication interculturelle dans le contexte médical dû à la zone géographique et linguistique sélectionnée pour l’étude de cas, qui est la Belgique. En effet, la consultation médicale des patients allophones est une situation à laquelle les médecins belges sont souvent confrontés. Enfin, cette recherche permet de comparer les stratégies utilisées avec deux publics : les enfants francophones et les enfants allophones. La consultation médicale d’un enfant n’est pas une consultation ordinaire étant donné qu’elle se déroule, a minima, entre trois intervenants qui sont le médecin, le patient et le parent accompagnateur. Au-delà d’accompagner l’enfant, le parent est également un acteur de cet entretien. Dans le but de répondre à la question de recherche, une méthodologie a été mise en place et cinq hypothèses ont été construites. Il a été possible d’y répondre à l’aide de la diffusion d’une enquête. La première hypothèse « Les stratégies de communication employées avec les enfants allophones et les stratégies employées avec les enfants francophones sont identiques », a été infirmée. En effet, même si certaines stratégies peuvent être utilisées avec les deux publics, ce n’est pas le cas pour toutes. Ensuite, la deuxième hypothèse « Le médecin communique mieux avec un enfant francophone qu’avec un enfant allophone » a été confirmée. L’enquête a montré que les enfants allophones démontrent plus de résistances à communiquer avec le médecin et que les médecins communiquent mieux avec les enfants francophones, même si certaines difficultés rencontrées avec ces deux publics sont similaires. Quant à la troisième hypothèse, « Pour le médecin, il est préférable que le parent et l’enfant contribuent d’une manière égale à l’anamnèse », celle-ci a été infirmée. Les répondants ont exprimé que l’enfant disposait d’une proportion de parole inférieure à celle de son parent même si les médecins veillent à accroître la participation de l’enfant. En outre, la quatrième hypothèse « La barrière linguistique était plus incommodante que la barrière culturelle » a été confirmée par nos répondants : en termes de difficulté, la barrière linguistique prime sur la barrière de la culture. Enfin, l’étude a confirmé la cinquième hypothèse « Les médecins belges recourent à des interprètes professionnels et à des outils de traduction en ligne et en sont satisfaits ». Enfin, cette démarche a permis de répondre à la question de recherche et de répertorier diverses stratégies de communication employées par les médecins avec les enfants francophones et allophones par les médecins francophones. Parmi celles-ci, nous pouvons, notamment, citer l’emploi d’un langage simple, du langage corporel, de supports visuels, des questions fermées (surtout avec les patients allophones), des questions ouvertes, la mise en confiance du patient, la répétition de ce que le patient a compris, le recours à un interprète, l’usage des outils de traduction en ligne et l’emploi d’une autre langue avec les patients étrangers.