Les femmes rêvées par le clergé catholique : reconstruction de l'identité féminine à partir du "Cabinet des Dames" de Guillaume Gazet (1602)
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- Les Pays-Bas méridionaux, durant le premier tiers du XVIIe siècle, connaissent un développement particulier des idéaux de la Contre Réforme. En effet, ses positions stratégiques autour de pays protestants intéresse particulièrement Rome qui veut y développer un catholicisme fort. C'est dans ce cadre qu'est développé ce travail : la reconstruction de l'identité féminine rêvée par le clergé. Les femmes sont vues comme des êtres inférieurs aux hommes. Cela s'explique par les coyances scientifiques de l'époque, notamment la théorie des humeurs. Sur base de ces différences hommes-femmes, celles-ci doivent adopter un comportement et un physique qui leur sont propres. Les majorités des femmes sont destinées à devenir des épouses. Le mariage, institution religieuse, devient le cadre de la sexualité légitime. Aussi, il est demandé aux femmes certains devoirs spécifiques. Les femmes mariées sont avant tout valorisée pour leur rôle de mère. Elles sont en charge de l'éducation des enfants, surtout religieuses. Ce sont elle qui, les premières, apprennent aux jeunes enfants la doctrine chrétienne. Les jeunes filles ont une éducation différente des garçons. Elles sont formées, que ce soit au foyer, au couvent ou à l'école, à devenir de bonnes mères de famille. Le nombre de femmes voulant se consacrer au service de Dieu est en augmentation jusqu'à la moitié du XVIIe siècle. En parallèle, l'Eglise romaine souhaite un retour de la rigueur monastique et instaure la clôture conventuelle, supposée favoriser la spiritualité des religieuses. Les volontés du clergé sont freinées par les inégalités socio-économiques qu'il existe entre les femmes des différentes classes sociales. Dans les faits, il n'existe donc pas qu'une seule identité féminine mais une pluralité qui dépend du niveau sociale de chacune.