ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

L’impact de la pollution lumineuse sur la morphologie et l’herbivorie du chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) ainsi que sur la pollinisation de celui-ci par les papillons de nuit

(2020)

Files

DUMONT_77291200_2020.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 2.26 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Résumé La pollution lumineuse représente une perturbation globale qui impacte une grande variété d’espèces et est considérée comme une des causes majeures du déclin des populations d’insectes dans le monde. Avec l’urbanisation croissante, la pollution lumineuse continue à se propager et à causer des effets néfastes sur la flore et la faune. En effet, vu que les plantes utilisent la photopériode pour le déclenchement d’évènements phénologiques comme la floraison ou la sénescence, l’éclairage artificielle perturbe les informations que la plante perçoit dans son environnement. Ces informations erronées influencent le développement des espèces végétales soumises à la pollution lumineuse. En plus des effets directs sur la flore, la lumière artificielle a une incidence sur la faune et plus particulièrement l’entomofaune. L’exposition à la pollution lumineuse influence la distribution, les déplacements, la densité et la richesse spécifique des communautés d’insectes. Ces variations impactent indirectement les plantes avec qui, les insectes sont en interaction. C’est notamment le cas de l’herbivorie dont l’importance est modifiée par la lumière artificielle. En plus de l’herbivorie, nous retrouvons la pollinisation, également impactée par la lumière artificielle, qui représente un des services écosystémiques les plus importants pour notre société actuelle. La présence de lumière artificielle pendant la nuit influence les insectes nocturnes qui utilisent la luminosité naturelle pour s'orienter. Bien que peu connu, le rôle écologique de l’entomofaune nocturne et plus particulièrement les papillons de nuit, en tant que pollinisateurs, est primordial. En effet, ils représentent le second pollinisateur le plus important, en termes de capacité de pollinisation, et un grand nombre d’espèces végétales dépendent de leur présence pour permettre leur reproduction. En Belgique, le chèvrefeuille des bois, Lonicera periclymenum, est tributaire de l’entomofaune nocturne pour assurer sa reproduction sexuée. Avec la multiplication des sources de lumière artificielle, cette interaction entre le chèvrefeuille des bois et ses pollinisateurs risque d’être perturbée. Afin de déterminer la réelle influence de la lumière artificielle pendant la nuit sur les organismes et leurs interactions, des plants de chèvrefeuille des bois ont été plantés dans des zones polluées et non-polluées par de la lumière artificielle directe. Des mesures morphologiques et l’importance de l’herbivorie ont été prises et comparées entre sites pollués ou non. L'impact de la pollution lumineuse sur la pollinisation a été, quant à elle, quantifiée sur des individus sauvages. A la lumière de nos résultats, il s'avère difficile de déterminer l'effet de la pollution lumineuse. Effectivement, la dégradation des plants de L. periclymenum ne peut être attribuée à cette dernière. Toutefois, l'herbivorie et la pollinisation sont réduites en zone illuminée, en comparaison à la zone non-illuminée, ce qui pourrait laisser entrevoir un possible effet de la pollution lumineuse. Bien que ces résultats soient à nuancer car une étude en milieu naturel sur un temps si court ne permet pas de tirer des conclusions fiables, ce mémoire montre toute l’importance de la gestion raisonnée des sources anthropiques de lumière afin de limiter au maximum les effets délétères sur les communautés biologiques.