L'hôpital de jour P. Sivadon : évaluation de notre pratique au travers de l'estime de soi et du fonctionnement social des usagers
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Contenu : Depuis sa naissance dans les années soixante, le concept de qualité de vie n’a cessé de se développer. Aujourd’hui, il est au cœur de toutes les politiques de santé et représente un enjeu majeur en santé publique. La qualité de vie peut être définie comme le bien-être qu’une personne peut ressentir. Le bien-être physique et émotionnel, le fonctionnement social et les relations, la résilience, l’autonomie et l’estime de soi en sont les principales dimensions, interagissant les unes avec les autres. En Belgique, plus d’un adulte sur dix souffre de troubles de la santé mentale. Ces personnes auront tendance à avoir une qualité de vie inférieure à la population générale et présenteront une faible estime de soi ainsi que des difficultés dans leur fonctionnement social. Afin de favoriser l’amélioration de ceux-ci, les hôpitaux de jour psychiatrique sont des structures proposant aux personnes souffrant de troubles mentaux des programmes thérapeutiques visant la revalorisation de compétences existantes, l’amélioration de la qualité de vie, de l’image de soi et du fonctionnement relationnel et social. Plusieurs études ont démontré l’efficacité des hôpitaux de jour contribuant entre autre à éviter l’hospitalisation résidentielle. Néanmoins, il n’existe pas suffisamment de données concernant notamment la qualité de vie et la satisfaction des usagers à l’égard des soins reçus. C’est sur ce constat et suite à un questionnement institutionnel sur notre accompagnement que nous en sommes arrivés à notre question de recherche : « Comment l’hôpital de jour P. Sivadon favorise l’amélioration de la qualité de vie de ses usagers en matière d’estime de soi et de fonctionnement social ? ». Objectifs : Nos objectifs étaient de décrire les bénéfices apportés par l’hôpital de jour P. Sivadon auprès de ses usagers en matière d’estime de soi et de fonctionnement social, et de décrire les mécanismes à l’origine de ces changements. Dans un second temps, il s’agissait d’objectiver les limites de notre prise en charge et d’apporter des données pouvant appuyer des pistes de changements pouvant l’améliorer. Méthode : Afin d’explorer au mieux le vécu expérientiel des usagers de l’hôpital de jour, une étude qualitative exploratoire a été privilégiée. Des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de 16 usagers au cours de leur sixième mois de séjour. Résultats : Nos résultats ont montré que les principaux éléments issus de l’accompagnement ayant favorisé l’amélioration de l’estime de soi et du fonctionnement social sont : 1) les interactions entre pairs au sein des modules, 2) l’accompagnement des thérapeutes et 3) la (re)découverte du plaisir, du jeu, du lâcher-prise dans les activités à médiation. Aussi, les usagers se sont montrés satisfait à l’égard des soins reçus et du programme thérapeutique proposé. Néanmoins, ils ont pu rapporter certaines limites de notre prise en charge, notamment dans la demande d’une implication plus grande au sein des activités à médiation en tant qu’organisateur et animateur. Ils ont également pu mettre en évidence un manque de suivi post-séjour.