Attitude face à la dysménorrhée et connaissances de l'endométriose chez des jeunes femmes
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- Contexte : L’Endométriose est une maladie chronique courante qui affecte les femmes à partir de l'adolescence et persiste tout au long des années de procréation. Objectif : Évaluer les connaissances sur l'endométriose auprès des femmes dysménorrhéiques. Méthodologie : Analyse quantitative basée sur une enquête portant sur 78 répondantes dysménorrhéiques, âgées de 18 à 30 ans. Résultats : Parmi les 78 répondantes, l’âge moyen était de 21,7 ± 2,9 ans. Les femmes âgées de 21ans ou moins étaient plus représentées (53%). L’âge moyen de ménarche était de de 12,4 ± 1,5ans. 53% avaient un âge menstruel supérieur ou égal à 9ans. 42% habitent chez leurs parents, 59% ont un diplôme secondaire, 64% sont sexuellement actives, 87% ne sont pas en couple, 48% prennent la contraception moderne. Concernant leur attitude face à la dysménorrhée, il est important de signaler, que 69% souffrent de dysménorrhée sévère, 47% pensent qu’il n'est pas normal d’avoir aussi mal pendant les règles, 73% craignent le moment douloureux quand il s’annonce, 62% ont parlé de leur dysménorrhée à la famille, 59% disent avoir déjà consulté un médecin pour leur dysménorrhée. Quant à leurs connaissances sur l’endométriose, 60% connaissent l’endométriose, 9% ont donné une définition correcte de l’endométriose, 56% pensent qu’elles pourraient avoir de l’endométriose, 82% pensent que l’endométriose peut rendre infertile, 46% craignent d’être infertile et 64% ne pensent pas que l’endométriose puisse représenter un danger vital. Quant à la thérapie, 46% de répondantes pensent qu’il faut prendre les médicaments contre l’endométriose et 70% pensent que l’endométriose est parfois opérée. Concernant leurs connaissances sur d’autres pathologies courantes, 60% connaissent le diabète, le cancer du col et l’infection par le VIH, 52% des répondantes indiquent que le cancer du col est plus dangereux que les trois autres pathologies. Conclusion : Notre analyse a montré que les répondantes âgées de 21ans ou moins étaient les plus touchées par la dysménorrhée sévère. Elles redoutent le moment douloureux et disent qu'il n'est pas normal d'avoir autant de douleur pendant les règles. C’est le groupe qui consulte le plus le médecin pour leur douleur, et qui prend le plus les antalgiques, mais prend moins la pilule. Les répondantes qui ont une dysménorrhée sévère sont au courent de l’endométriose et pensent qu’elles pourraient en être atteintes. La connaissance de l'endométriose était plus corrélée à l'âge qu'au dernier diplôme obtenu. Les répondantes âgées de 22ans et plus étaient le groupe qui en savait le plus sur l'endométriose, et les répondantes ayant un diplôme d'études secondaires étaient le groupe ayant une bonne connaissance sur l'endométriose que celles ayant un diplôme d'enseignement supérieur. Les répondantes qui prétendaient connaître l'endométriose n'en savaient en fait pas grand-chose.