Crise du Covid-19 : Impact sur le turnover des infirmiers hospitaliers en Belgique
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- La Belgique compte plus de 670 000 professionnels de la santé, dont environ un tiers sont des infirmiers. Cependant, seulement 60 % de ces infirmiers sont actifs dans les soins aux patients. La crise sanitaire liée à la Covid-19 a accentué le manque d'attrait pour cette profession, en particulier dans les hôpitaux. Une étude menée en 2022 par le Conseil International des Infirmières révèle qu'une augmentation de 4 % des départs d'infirmiers pourrait aggraver le déficit mondial à près de 7 millions d'infirmiers. Ce mémoire visait, d’une part, à mettre en lumière les perceptions et ressentis des personnes interrogées concernant la pénurie d'infirmiers et le turnover infirmier dans les hôpitaux, et, d'autre part, d'identifier les pistes de solutions envisagées, après la crise du Covid-19, par l'institution et les autorités belges pour rendre la profession d'infirmier plus attractive et réduire le turnover actuel du personnel infirmier hospitalier. Après avoir établi un cadre théorique basé sur les concepts clés de la recherche, les résultats ont été recueillis, analysés et comparés à la littérature existante. La discussion et la conclusion ont ensuite été rédigées en tenant compte de ces analyses. Notre étude qualitative semi-directive réalisée dans un hôpital privé bruxellois a répondu en grande majorité à notre question de départ. Elle a identifié plusieurs facteurs pouvant contribuer à résoudre la pénurie de personnel infirmier en Belgique et réduire le turnover dans les hôpitaux. Parmi ces facteurs, on peut citer : l’amélioration des conditions de travail dans les services d’hospitalisation lourds en engageant plus de personnel et en confiant les tâches non liées aux soins infirmiers ou de base à d'autres professionnels ; la qualité de l'environnement organisationnel, incluant le soutien social et la valorisation ; la valorisation du leadership infirmier par les médecins et les autorités ; la fidélisation du personnel infirmier par les départements des ressources humaines ; la revalorisation de la profession infirmière par les autorités publiques. Ces propositions sont en accord avec la littérature existante. Bien que notre échantillon ne soit pas représentatif du personnel infirmier de l'institution ou des institutions hospitalières dans leur ensemble, que ce soit en termes de taille ou de personnes interrogées, nous relevons néanmoins un biais de sélection. Par ailleurs, certaines questions, notamment celles relatives au turnover du personnel infirmier et à la réforme de la profession infirmière menée par M. Vandenbroucke, n'ont pas été approfondies. Enfin, les réponses des interviewés n’engagent qu’eux et elles doivent être prises dans un contexte précis.