Les implications criminologiques de la neuroplasticité par rapport au déterminisme biologique du comportement criminel
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- Depuis sa création, la criminologie est confrontée à des lectures biologiques de son objet d'étude. Les théories biologiques passées sont à peine oubliées que de nouvelles apparaissent, mobilisant cette fois des branches particulières comme la génétique ou les neurosciences. Bon nombre de criminologues voit derrière cette recherche des causes biologiques du comportement criminel une forme de déterminisme biologique. En effet, le risque d'une focalisation sur les déterminants biologiques du crime est de finir par percevoir le crime comme le résultat d'une chaine causale univoque dont la biologie est maitre. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la biologie contient des concepts qui démontrent l'incohérence scientifique d'un déterminisme biologique du comportement. En neurosciences, c'est le cas de la neuroplasticité. Ce concept bouleverse les présupposés déterministes du comportement humain. En étudiant les articulations complexes entre comportement criminel, déterminisme et neurosciences, ce mémoire propose de réfléchir aux implications criminologiques du concept de neuroplasticité.