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Taminiau_52132100_2024.pdf
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- Le cancer est une pathologie chronique qui ne cesse d’atteindre de plus en plus d’individus au sein de notre société pouvant fortement altérer la qualité de vie (qu’il s’agisse d’impacts directs de la maladie ou d’effets induits par les traitements). Les inégalités et les déterminants de santé peuvent, eux aussi, avoir un réel impact. Il apparaît que, depuis un certain nombre d’années, des patients atteints de cancers du sein et de la prostate (en particulier hormono-dépendants) semblent davantage recourir aux médecines complémentaires avec l’espoir d’améliorer leur quotidien. Ces derniers recourent ainsi à l’oncologie intégrative (trouvant son essor dans le courant des années 90), qui se veut être une complémentarité entre médecine conventionnelle et médecine non conventionnelle (ou complémentaire). Le recours à cette oncologie intégrative a initialement pour vocation de répondre aux besoins de patients ne s’estimant pas, ou pas entièrement, satisfaits des résultats apportés par la médecine conventionnelle. Il semblait dès lors ici légitime de s’interroger quant à l’existence d’une éventuelle différence de qualité de vie ressentie entre les patients ayant ou non recours à l’oncologie intégrative (et ce en prenant en compte deux lieux de soins distincts, à savoir l’hôpital de « Jolimont » et « Les Cliniques Universitaires Saint-Luc »). Une enquête a pu être réalisée via des questionnaires fournis aux patients (par l’intermédiaire de professionnels de santé), et ce en vue de recueillir certaines données tant quantitatives que qualitatives. L’objectif de cette enquête était, comme expliqué ci-avant, de tenter d’obtenir des éléments de réponse quant à la différence de qualité de vie perçue entre les patients ayant ou non recours aux médecines complémentaires, ainsi que de considérer les facteurs pouvant avoir une réelle influence sur ce ressenti. A l’heure actuelle, il semblerait que relativement peu de patients aient accès à l’information liée à l’oncologie intégrative via leurs professionnels de santé. Or, approximativement 60% des patients n’ayant pas recours aux médecines complémentaires relèvent pourtant qu’ils pourraient y porter un certain intérêt. Parmi ces 60%, il est à signaler que presque 14% estiment ne pas avoir une qualité de vie « satisfaisante ». Nos résultats ont pu aussi montrer que les patients non-fumeurs, consommant de l’alcool et pratiquant un minimum d’activités physiques (avec une fréquence modérée voire élevée) font part d’une meilleure satisfaction liée à leur qualité de vie au quotidien. Une corrélation entre ce ressenti de qualité de vie et le diplôme des patients serait également objectivée (plus le diplôme est « élevé », plus la qualité s’en trouve améliorée). Il est à noter que l’analyse statistique des résultats obtenus dans le cadre de notre enquête semble confirmer que le recours aux médecines complémentaires, et donc à l’oncologie intégrative, ne justifie en rien une qualité de vie perçue meilleure chez les patients (et ce même si son usage peut, dans certains cas, y contribuer). A l’heure actuelle, peu de preuves scientifiques démontrent l’efficacité des médecines complémentaires. Ne serait-il pas judicieux, à l’avenir, que certaines études scientifiques de plus grande envergure puissent s’intéresser à la qualité, ou justement aux limites, de ces médecines ?